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La députée Rima Hassan accusée d’avoir lancé une “fatwa” contre l’imam Chalghoumi

La députée Rima Hassan accusée d’avoir lancé une “fatwa” contre l’imam Chalghoumi

Introduction

L’affaire secoue autant le champ médiatique que le paysage politique français. Rima Hassan, eurodéputée de la France Insoumise, fait l’objet d’une plainte déposée par l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi. Ce dernier l’accuse d’avoir lancé à son encontre une véritable « fatwa » numérique, après une série de messages hostiles publiés sur les réseaux sociaux. Dans un climat de tensions persistantes autour de la laïcité, du communautarisme et du conflit israélo‑palestinien, cette polémique résonne farouchement dans le débat public.

La genèse de la polémique

Tout commence par un échange particulièrement violent sur X (ex‑Twitter). Rima Hassan, critiquant l’imam Chalghoumi qu’elle accuse de « collaboration avec le pouvoir israélien », a multiplié les invectives, provoquant des centaines de réactions hostiles de la part de ses partisans. L’imam dit avoir reçu une vague de menaces personnelles, l’obligeant à renforcer sa sécurité.

Les propos qui divisent

Le terme « fatwa », employé par Hassen Chalghoumi, vise à souligner qu’il se sent ciblé publiquement par une sorte de condamnation symbolique, qui déchaîne ensuite des attaques sur sa personne. Pour lui, la députée insoumise a franchi une « ligne rouge » en incitant indirectement à la haine.

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La défense de Rima Hassan

De son côté, l’élue conteste fermement ces accusations. Elle se défend de toute incitation et maintient avoir exprimé une critique politique légitime contre une figure qu’elle accuse d’être « instrumentalisée par le pouvoir » pour cautionner des discours favorables à Israël. Elle affirme qu’en aucun cas ses propos ne constituent un appel à la violence.

Une affaire emblématique des tensions politiques actuelles

Cette polémique ravive la bataille idéologique entre partisans et opposants de LFI. Pour ses détracteurs, le parti de Mélenchon instrumentalise les conflits du Moyen-Orient à des fins politiques, quitte à fracturer davantage la société française. Pour ses soutiens, c’est au contraire la liberté d’expression critique qui est en jeu face à « une figure médiatique controversée ».

Risques juridiques et politiques

Juridiquement, si la plainte de Chalghoumi prospère, Rima Hassan pourrait être poursuivie pour diffamation et incitation à la haine. Politiquement, cette affaire la place dans le viseur d’une partie de l’opinion qui redoute les débordements verbaux sur fond de fractures religieuses et communautaires.

Conclusion

L’affrontement entre Rima Hassan et l’imam de Drancy dépasse le simple conflit personnel. Il cristallise plusieurs lignes de fracture françaises : laïcité, rapport à l’islam, instrumentalisation politique du conflit israélo-palestinien et phénomènes de cyber‑harcèlement. Reste à savoir si la justice donnera raison à Chalghoumi ou si Rima Hassan parviendra à transformer cette polémique en tribune politique.

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