Kodak au bord de la faillite : le pionnier mondial de la photo annonce un déficit critique de liquidités
Une icône industrielle en détresse
Le groupe Kodak, autrefois leader mondial de la photographie argentique, vient de publier un communiqué alarmant : il existe désormais « un doute important sur la poursuite de ses activités ». L’entreprise américaine confesse ne plus disposer de fonds suffisants ni de financements garantis pour honorer ses dettes estimées à 500 millions de dollars.
La lente descente aux enfers
Depuis son apogée dans les années 1980, Kodak a raté le virage du numérique, laissant la place à de nouveaux géants comme Canon, Nikon ou encore les fabricants de smartphones. Malgré plusieurs tentatives de reconversion dans l’impression, la chimie et les services industriels, les résultats financiers sont restés déficitaires.
Conséquences économiques et sociales
La possible faillite menace directement des milliers d’emplois à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Europe et en Asie où le groupe conserve des sites de production. Les investisseurs redoutent également une chute drastique de la valeur de l’action, déjà fragilisée par des années de pertes.

Une marque emblématique
Kodak reste, dans l’imaginaire collectif, un symbole fort de la photographie et de l’innovation visuelle du XXe siècle, ayant marqué des générations avec ses films, pellicules et appareils compacts. L’annonce de ses difficultés provoque une vague de nostalgie et d’inquiétude auprès des passionnés de photo et des collectionneurs.
Scénarios de survie
Plusieurs options s’offrent à Kodak : restructuration massive, cession d’actifs, reprise par un concurrent ou encore aide d’investisseurs privés spécialisés dans le redressement industriel. Le gouvernement américain pourrait observer la situation de près, au regard de la valeur historique et stratégique de l’entreprise.
