Israël – Soudan du Sud : projet controversé de transfert volontaire de Palestiniens hors de Gaza
Un plan explosif sur la scène internationale
Selon des révélations de l’agence Associated Press, le gouvernement israélien, sous la direction de Benjamín Netanyahou, mènerait des discussions secrètes avec le Soudan du Sud pour accueillir, sur une base dite volontaire, une partie de la population palestinienne de la bande de Gaza.
Ce projet, qui s’inspire de propositions initialement émises par l’ex-président américain Donald Trump au début de l’année, suscite une polémique diplomatique majeure.
Les objectifs affichés par Israël
Tel Aviv justifie cette initiative comme un moyen d’“offrir une nouvelle vie” à des Palestiniens désireux de quitter Gaza, tout en réduisant, selon le gouvernement, la pression démographique et les tensions sécuritaires dans l’enclave. Des documents internes évoqueraient un programme d’aide financière et de relogement, financé en partie par des États alliés et de grandes organisations internationales.
Réactions palestiniennes
Les autorités de Gaza, y compris le Hamas et des organisations de la société civile, dénoncent unanimement ce plan comme un “nettoyage ethnique déguisé”.
Pour elles, il n’existe pas de volontariat réel dans un contexte où blocages, bombardements et pauvreté extrême rendent la vie insoutenable. Les ONG humanitaires soulignent que les Palestiniens ont droit à rester sur leurs terres conformément aux résolutions de l’ONU.

Le point de vue de Juba
Le Soudan du Sud, nouvel État fragile aux prises avec sa propre instabilité et des tensions ethniques, n’a pas confirmé officiellement l’existence de l’accord. Des sources proches du gouvernement affirment que Juba verrait dans ce transfert une opportunité de financements massifs pour développer ses infrastructures, mais craindrait d’importer un conflit étranger sur son sol.
Lecture régionale et géopolitique
Dans le monde arabe, l’annonce est perçue comme une tentative d’altérer durablement la composition démographique de Gaza et de disperser la cause palestinienne.
Les pays alliés d’Israël, tout en restant prudents dans leurs déclarations, montrent une certaine gêne. Washington, par la voix du département d’État, soutient "l’exploration de solutions créatives" tout en rappelant la nécessité de respecter les droits humains.
Scénarios possibles
L’avenir de ce projet dépendra :
- De sa validation politique interne en Israël
- De l’accord formel du Soudan du Sud avec garanties internationales
- De la capacité des parties à éviter une condamnation généralisée au Conseil de Sécurité
En tout état de cause, ce dossier intervient à un moment où le conflit à Gaza reste brûlant et où les négociations de cessez-le-feu piétinent.
