Indépendance Énergétique : Le débat sur l'arme nucléaire européenne relancé en Suède et en Allemagne
L'Europe face au vide sécuritaire américain
Le débat que l'on pensait tabou est désormais au centre des discussions au Bundestag et au Riksdag suédois. En février 2026, l'incertitude planant sur l'engagement à long terme des États-Unis au sein de l'OTAN pousse les puissances européennes à envisager l'impensable : la création d'une force de dissuasion nucléaire commune, ou du moins, un partage de l'arme nucléaire française avec ses voisins. L'Allemagne, traditionnellement pacifiste, voit ses intellectuels et militaires s'interroger sur la nécessité d'un "parapluie" propre pour garantir sa souveraineté énergétique et territoriale.
La Suède : De la neutralité à la puissance régionale
Après son intégration définitive à l'OTAN, la Suède réalise que sa position géographique en fait une cible prioritaire. Les récents sabotages de gazoducs en mer Baltique ont montré que la vulnérabilité énergétique est le talon d'Achille de l'Europe du Nord. À Stockholm, l'idée de participer au financement et au déploiement de technologies nucléaires tactiques gagne du terrain. Ce n'est plus une question d'agression, mais de survie face à une Russie qui n'hésite plus à brandir la menace atomique pour sanctuariser ses conquêtes.

La France, pilier central et isolée
En tant que seule puissance nucléaire de l'UE, la France se retrouve dans une position délicate. Si Emmanuel Macron a souvent proposé une "européanisation" de la réflexion stratégique, la mise en pratique pose des problèmes de souveraineté nationale majeurs. Qui aurait le doigt sur le bouton ? Comment financer ce déploiement sans fragiliser les budgets sociaux ? Ce débat, crucial pour l'avenir de l'Union, montre que l'Europe de 2026 est entrée dans une nouvelle ère de Realpolitik où la force brute redevient un argument diplomatique de premier plan.
