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Souveraineté Industrielle : Le cri d'alarme de la sidérurgie européenne face à l'instabilité des prix de l'électricité

Souveraineté Industrielle : Le cri d'alarme de la sidérurgie européenne face à l'instabilité des prix de l'électricité

En ce 13 février 2026, un vent de panique souffle sur les bastions industriels de l'Europe du Nord et de l'Est. Alors que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) tente de stabiliser les tarifs réglementés en France, les géants de l'acier lancent un avertissement sans précédent : sans un prix de l'électricité garanti et compétitif sur le long terme, le cœur de l'industrie européenne pourrait cesser de battre d'ici la fin de la décennie.

L'illusion d'une accalmie tarifaire

Bien que les prix de gros de l'électricité se soient éloignés des sommets stratosphériques de la crise de 2022-2023, la volatilité reste la règle. En février 2026, le prix spot sur le marché Epex Spot France fluctue autour de 90 €/MWh, mais les pics matinaux frôlent régulièrement les 170 €/MWh dans certaines zones du continent. Pour une aciérie électrique, qui consomme autant qu'une ville de taille moyenne, ces variations ne sont pas de simples lignes comptables ; elles sont une question de survie.

En Europe, la sidérurgie laminée par la crise

 

La sidérurgie est engagée dans une course effrénée vers l'acier vert. Remplacer les hauts-fourneaux au charbon par des procédés d'électrolyse de l'hydrogène nécessite des quantités d'énergie décarbonée colossales. Or, les industriels dénoncent une déconnexion entre les ambitions politiques de décarbonation et la réalité des infrastructures énergétiques. Si l'Europe veut l'acier "zéro carbone", elle doit offrir une visibilité tarifaire sur quinze ans, sous peine de voir ses champions délocaliser vers les États-Unis, attirés par les subventions massives de l'Inflation Reduction Act (IRA) toujours en vigueur sous l'administration Trump.

La menace de la désindustrialisation silencieuse

Ce qui inquiète les experts d'OMONDO, c'est la "désindustrialisation par les coûts". Contrairement à une fermeture d'usine brutale, ce processus est lent. On réduit les investissements, on ne renouvelle pas les machines, on laisse les compétences s'éroder. Le secteur de la sidérurgie n'est que la partie émergente de l'iceberg ; derrière lui, c'est toute la chaîne de valeur de l'automobile, de l'aéronautique et du bâtiment qui est menacée.

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