L'OPEP et le pétrole : Pourquoi la demande mondiale vacille pour le deuxième trimestre 2026
Un surplus de pétrole à l'horizon ?
Le dernier rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) publié ce mois-ci sème le doute sur les marchés financiers. Pour le deuxième trimestre 2026, l'organisation prévoit une baisse de la demande mondiale de 400 000 barils par jour. Cette annonce contraste violemment avec les discours d'optimisme tenus l'année dernière. Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement qui pourrait faire chuter les cours du brut sous la barre des 60 dollars.
Les raisons d'une baisse inattendue
- L'adoption massive du véhicule électrique : En Chine et en Europe, la part de marché des véhicules thermiques s'effondre plus vite que prévu, réduisant mécaniquement la consommation de carburant.
- Le ralentissement industriel occidental : Les taux d'intérêt élevés et la transition vers des économies de services pèsent sur la demande énergétique des pays de l'OCDE.
- L'offre non-OPEP : La production record des États-Unis et du Brésil inonde le marché, forçant l'alliance OPEP+ (menée par l'Arabie Saoudite et la Russie) à maintenir des coupes de production drastiques pour éviter l'effondrement des prix.

Une guerre des prix évitée de justesse ?
Pour l'instant, l'OPEP+ choisit la stabilité. Mais les tensions internes grandissent. Des pays comme les Émirats arabes unis souhaitent augmenter leur production pour financer leur propre transition économique. OMONDO.INFO observe que nous entrons dans l'ère de la "fin de l'abondance" pour les pétromonarchies, qui doivent désormais naviguer dans un marché où le pétrole devient une ressource en surplus plutôt qu'en pénurie.
