Projet de loi de finances 2025 : la copie votée au Sénat n'est pas un "budget du compromis", juge Amélie de Montchalin
Amélie de Montchalin, ministre déléguée aux Comptes publics, a déclaré dimanche que la version du projet de loi de finances 2025 votée par le Sénat ne constituait pas un "budget du compromis". Cette déclaration intervient alors que le gouvernement et le Parlement entrent dans une phase cruciale des discussions budgétaires pour l'année à venir.
La ministre a souligné que si certaines propositions du Sénat étaient "intéressantes", d'autres s'éloignaient trop des orientations du gouvernement, notamment en matière de réduction du déficit public et de financement des priorités nationales. Elle a rappelé que l'objectif du gouvernement reste de ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB d'ici 2027, conformément aux engagements européens de la France
De Montchalin a également abordé la question de l'usage potentiel de l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget. Elle a affirmé que son recours n'était "pas du tout automatique", soulignant la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue et la recherche de compromis avec les parlementaires.
Parmi les points de désaccord majeurs entre le gouvernement et le Sénat, on peut citer :
- La trajectoire de réduction des dépenses publiques
- La réforme de certaines niches fiscales
- Le financement de la transition écologique
- Les mesures de soutien aux collectivités locales
La ministre a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre la maîtrise des dépenses publiques et le maintien des investissements nécessaires à la croissance et à la transition écologique. Elle a notamment évoqué les efforts prévus en matière d'éducation, de santé et d'innovation.
Concernant les recettes, de Montchalin a défendu la stratégie du gouvernement visant à maintenir la stabilité fiscale pour les ménages et les entreprises, tout en cherchant à élargir l'assiette fiscale et à lutter contre l'évasion fiscale.
Le ministre a également abordé la question de la dette publique, rappelant l'importance de sa maîtrise pour préserver la souveraineté financière de la France et sa crédibilité auprès des investisseurs internationaux.
En conclusion, Amélie de Montchalin a appelé à la responsabilité de tous les acteurs politiques dans les discussions budgétaires à venir, soulignant l'importance d'aboutir à un budget qui répond aux défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.
