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Rwanda : les huiles essentielles valent de l’or

Dans le sud-est du pays, les feuilles d'eucalyptus sont récoltées pour la production d'huile essentielle. Cette huile servira à produire des parfums et des produits de bien-être.

Depuis une dizaine d’années dans les collines du sud-est du Rwanda, l’huile essentielle vaut de l’or. Qu’elle soit d’eucalyptus, de géranium, de citronnelle, de tagète ou de patchouli, la production a changé le quotidien des habitants de Gahara. Près de 150 personnes contribuent à la récolte de ses feuilles dans les champs. Les revenus issuent de ce travail permettent de subvenir aux besoins de la famille et de préparer la retraite.
« Il n’a pas été facile de faire passer les cultivateurs d’une agriculture vivrière à une agriculture commerciale, se souvient Nicolas Hitimana, directeur de la société Ikirezi Natural Products. Même si elles sont produites en petites quantités, les huiles essentielles ont une très grande valeur. Sur un petit espace, on peut donc gagner beaucoup d’argent. La perspective de rendements intéressants a convaincu les plus sceptiques. »

« Les huiles essentielles ont changé ma vie, se félicite Claudine Nyirambabazi, 45 ans. Je gagne 33 euros par mois alors qu’à l’époque où je cultivais la patate, j’avais à peine de quoi manger. Je me demandais tous les jours comment j’allais nourrir mes quatre enfants. Aujourd’hui, je peux épargner pour ma retraite ou en cas de coup dur. Et je n’habite plus dans une hutte mais à l’intérieur d’une maison en tôle. »

Le processus de fabrication est archaïque. C’est a l’aide du feu de bois que se fait la fabrication. Isaac Rutibana agronome nous explique le procédé "Nous avons entassé les feuilles dans la cuve, ajouté de l’eau, et après un processus de distillation nous obtiendrons l’huile essentielle à l’extrémité de ce tuyau. "Le précieux liquide sera stocké dans des jerricans vides où une partie s’envolera vers les Etats-unis, le Canada ou l’Allemagne et l'autre sera vendu dans le pays.

Créé en 2005, le projet était d’abord destiné aux veuves du génocide des Tutsi qui a fait près d’un million de morts au printemps 1994. Aujourd’hui, il se veut communautaire et s’oriente vers toutes les personnes dites vulnérables.

Suzanne EFFA

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