Luxe : LVMH et Hermès face au ralentissement chinois : quelles stratégies pour 2026 ?
La fin de l'euphorie chinoise ?
L'industrie du luxe traverse une zone de turbulences inédite en cette fin d'année 2025. Après deux décennies de croissance ininterrompue portée par la classe moyenne chinoise, le ralentissement économique de Pékin et la crise immobilière en Chine continentale pèsent lourdement sur les résultats. Si LVMH affiche une baisse de 2% de son chiffre d'affaires annuel, la situation révèle surtout une mutation profonde de la consommation de prestige.
Hermès : La résilience par l'ultra-exclusivité
Au sein du secteur, Hermès continue de défier la pesanteur. Avec une croissance de 12% en 2025, la maison de la rue Faubourg Saint-Honoré prouve que son modèle basé sur la rareté extrême et l'artisanat pur est immunisé contre les cycles économiques. En refusant la démocratisation et en limitant la production de ses modèles iconiques (Birkin, Kelly), Hermès maintient une désirabilité intacte auprès d'une clientèle ultra-fortunée (UHNWI) qui ne connaît pas la crise.

LVMH : Diversification et Expérientiel
Pour Bernard Arnault et LVMH, la réponse passe par l'élargissement de l'univers de marque. En 2025, le groupe a massivement investi dans l'hôtellerie de luxe et la gastronomie de prestige. L'idée est simple : si le client achète moins de sacs, il dépense plus pour des "expériences" mémorables (Cheval Blanc, Belmond). Cette transition vers un luxe global, mêlant art de vivre et produits physiques, est la clé pour maintenir l'hégémonie du numéro 1 mondial face à une concurrence qui se fragmente.
