Budget 2025 : nouvelle réunion à Bercy avec l'opposition, tensions autour des arbitrages
Le ministère de l'Économie et des Finances a convié mercredi soir les représentants des partis écologistes, socialistes et communistes à une nouvelle réunion concernant le budget 2025. Cette rencontre, annoncée par Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des arbitrages budgétaires.
Alors que le gouvernement cherche à rassembler un consensus autour de son projet de loi de finances, l'opposition de gauche maintient sa pression pour des mesures plus sociales et écologiques. Les discussions devraient porter sur plusieurs points de friction, notamment la fiscalité des grandes entreprises, les investissements dans la transition écologique et les mesures de soutien au pouvoir d'achat.
Cette réunion intervient dans un climat politique tendu, marqué par les récentes déclarations de Brigitte Macron sur France 2. La Première dame a évoqué un président parfois "meurtri" par les critiques, tout en affirmant que "l'Histoire donnera en fin de compte le sens" des décisions prises, notamment la dissolution surprise de 2024.Les enjeux de ce budget 2025 sont considérables, alors que la France fait face à des défis économiques majeurs : inflation persistante, dette publique élevée et nécessité d'investir dans la transition écologique. Le gouvernement doit également composer avec les exigences de Bruxelles en matière de déficit public.
Les partis d'opposition, en particulier à gauche, devraient pousser pour des mesures plus ambitieuses en matière de justice sociale et de lutte contre le changement climatique. De son côté, le gouvernement cherchera probablement à maintenir un équilibre entre relance économique et maîtrise des dépenses publiques.
Cette série de consultations témoigne de la volonté du gouvernement d'élargir le dialogue sur les orientations budgétaires, dans un contexte où sa majorité relative à l'Assemblée nationale l'oblige à rechercher des compromis. Cependant, les observateurs restent sceptiques quant à la possibilité d'un accord global avec l'opposition sur ce budget.
