Selon les chiffres des services de la protection civile communiqués lundi 19 septembre à l'AFP, les fortes pluies qui s'abattent sur le Niger depuis juin, causant des inondations ont fait 159 morts dont 121 dans l'effondrement d'habitations et 38 par noyade. Quelques 185 personnes ont été blessées et 225 539 personnes sinistrées ont été enregistrés. Le bilan des pluies les plus meurtrières de l'histoire de ce pays qui ont débuté depuis juin s'alourdit de semaine en semaine. Le bilan précédent en date du 4 septembre 2022 faisait état de 103 morts et 140 000 sinistrés.
Levée de son immunité présidentielle, la menace d'un procès pour haute trahison plane
Renversé par un coup d'État militaire le 26 juillet dernier, l'ancien président nigérien Mohamed Bazoum fait désormais l'objet de poursuites judiciaires de la part des nouveaux maîtres du pays. Une situation préoccupante pour ses soutiens et les capitales occidentales.
Une immunité présidentielle levée
Dans les jours qui ont suivi la prise de pouvoir par le général Abdourahamane Tiani, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger a annoncé la levée de l'immunité de Mohamed Bazoum. Une décision lourde de conséquences pour l'ancien chef d'État. Retenu avec sa famille dans sa résidence présidentielle depuis le putsch, Bazoum est désormais menacé d'un procès pour "haute trahison" et "atteinte à la sûreté intérieure de l'État". Des chefs d'accusation très sérieux.
Des liens présumés avec les services étrangers
Selon les putschistes, Mohamed Bazoum aurait entretenu des "accointances" avec certains services de renseignement étrangers, en particulier français. Il lui est reproché d'avoir partagé des informations sensibles et stratégiques avec ces "puissances étrangères". Pour le CNSP, ces agissements auraient mis en péril la souveraineté et les intérêts supérieurs du Niger. Un argument de poids pour justifier son éviction du pouvoir par la force.
La famille Bazoum toujours retenue
Outre l'ancien président, ce sont également son épouse Lalla Malika Issoufou et leur fils aîné qui sont retenus depuis le 26 juillet dans la résidence présidentielle. Une situation éprouvante pour cette famille qui vit dans l'angoisse d'un procès-spectacle. Les conditions de leur détention soulèvent également des interrogations, certaines sources évoquant des pressions psychologiques et des restrictions alimentaires.
Une ligne rouge pour Paris ?
Partenaire historique du Niger, la France suit avec la plus grande inquiétude les développements de cette crise. Si un procès venait à être intenté contre Mohamed Bazoum, cela pourrait constituer une ligne rouge pour Paris et ses alliés. Déjà très fragilisées depuis le putsch, les relations entre le Niger et ses partenaires occidentaux pourraient alors se rompre définitivement. Une perspective pour le moins préoccupante dans un contexte régional déjà très instable.
La République du Niger et la Banque mondiale ont lancé hier mardi à Niamy une vaste réforme d'électrification. Cette réforme vise à augmenter le taux national d'accès à l'électricité à 30% en 2026 et à 80% d'ici à 2035, contre 17,5% aujourd'hui.
L'Algérie a procédé à une nouvelle vague d'expulsions d'africains subsahariens. Près de 800 migrants principalement des nigériens ont été renvoyés cette semaine vers le Niger. Ils se trouvent actuellement à Agadez, dans le nord du pays. Parmi eux, plusieurs dizaines de mineurs isolés ou séparés de leurs familles. Âgés de 4 à 17 ans selon les informations recueillies par la coordination régionale de l'organisation alternative Espaces Citoyens à Agadez, ces jeunes enfants sont actuellement pris en charge par les services de la direction régionale de la promotion de la femme et de la protection de l'enfant avant d'être redirigés vers leurs villages d'origine.
Le général Abdourahamane Tiani, chef de la transition au Niger, a récemment pris des mesures importantes pour renforcer le processus de transition dans le pays. L'installation de deux nouveaux organes, à savoir la Cour d'État et la Commission de lutte contre la corruption, marque une étape significative dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance.
**La Cour d'État : Une juridiction clé pour la transition**
La Cour d'État est désormais la plus haute juridiction en matière administrative et judiciaire de la transition. Elle remplace ainsi la Cour de cassation et jouera un rôle essentiel dans le système judiciaire du pays. La Cour d'État sera chargée de traiter les arrêts rendus par les cours d'appel dans divers domaines tels que le civil, le pénal, le social et le coutumier, en cas de pourvoi en cassation. Cette nouvelle institution renforcera l'indépendance du pouvoir judiciaire et contribuera à garantir l'équité et la transparence dans les décisions judiciaires.
**La Commission de lutte contre la corruption : Une réponse ferme aux maux économiques**
La Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale (COLDEFF) s'engage à combattre la corruption, l'impunité, le détournement des biens publics et la mauvaise gouvernance. Cette commission jouera un rôle crucial dans la préservation des ressources publiques et dans la promotion d'une gestion transparente des finances de l'État. La COLDEFF sera responsable de mener des enquêtes approfondies sur les cas de corruption et de délinquance économique, en veillant à ce que les responsables soient traduits en justice.
**Un pas vers une transition solide et transparente**
La création de la Cour d'État et de la Commission de lutte contre la corruption marque un tournant important dans le processus de transition au Niger. Ces nouvelles institutions renforceront les mécanismes de contrôle et de responsabilité, tout en envoyant un message fort contre la corruption et l'impunité. En promouvant une gouvernance transparente et en luttant contre les pratiques illégales, le Niger s'engage sur la voie d'une transition solide et démocratique.
Il est essentiel que ces organes nouvellement créés bénéficient du soutien total du gouvernement et de la population nigérienne. Une coopération étroite entre les différentes institutions et une volonté collective de combattre la corruption seront indispensables pour garantir le succès de cette transition et pour construire un avenir meilleur pour tous les Nigériens.
Au moins 60 soldats ont été tués lors d'attaques à l'ouest du Niger, dans la région de Tillabéri, en pleine hausse de l'insécurité dans le pays. Les attaques, menées par des groupes armés non identifiés, ont eu lieu dans plusieurs localités de la région, provoquant une vive émotion dans le pays.
Voici, des soldats AMÉRICAINS qui regardent, les larmes aux yeux, pour certains, le monde s’écrouler autour d’eux ! Ils n’en croient pas leurs yeux en voyants les soldats RUSSES FIEREMENT PRENDRE LE CONTRÔLE d'une base que les États-Unis ont construite et payé au NIGER.
C’est clair. Aujourd’hui, on a vu l’impensable, il ya encore quelque jours. On a assisté au Niger, près de Niamey, a une passation de commandement quelque peu absurde et celle-ci a laissé sans voix les soldats américains, qui regardaient, les yeux hagards, presque incrédules, les russes prendre d’« assaut » leur grande base, une place forte, d’observation sur la région, construite, il ya pas longtemps par les ingénieurs américains.
Au Niger, la junte au pouvoir vient de mettre sur pied une nouvelle commission anti-corruption. Arrivée au pouvoir par un coup d'État en juillet dernier, le général de brigade Abdourahmane Tiani a officiellement créé jeudi dernier ce qu'il appelle la commission de lutte contre la délinquance économique financière et fiscale-COLDEF.
C'est dans un communiqué daté mardi 10 octobre et transmis à l'AFP ce mercredi 11 octobre que le régime militaire nigérien a ordonné à la coordonnatrice de l'ONU au Niger Louise Aubin de quitter le pays sous 72 heures. En effet le régime militaire dénonce les "entraves" mises par l'organisation des nations unies pour "contrarier la participation"du Niger à l'assemblée générale de l'ONU en septembre dernier. Dans le communiqué écrit par le ministère des affaires étrangères du Niger, il est mentionné que " le gouvernement décide d'ordonner à l'ambassadeur coordonnateur résident du système des nations unies son excellence madame Louise Aubin de prendre toutes les dispositions utiles pour quitter Niamey sous 72 heures". Cette décision intervient au lendemain de l'annonce par les États-Unis de la suppression de quelques 500 millions de dollars d'aide économique au Niger, et alors que la France commence à retirer ses soldats du pays à la demande des militaires au pouvoir depuis le 26 juillet dernier.
Au Niger, les derniers militaires français ont quitté le pays vendredi matin actant la séparation entre la France et le régime militaire arrivé au pouvoir après le coup d'État du 26 juillet dernier à Niamey ayant permis de renverser le président Mohamed Bazoum.
Mardi 12 décembre, les organisations non gouvernementales internationales intervenants au Niger ont demandé à la communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest un allègement de ses sanctions contre Niamey pour favoriser l'entrée par le Bénin voisin d'une aide humanitaire d'urgence.
Le chef de bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'ouest et du Sahel Leonardo Santos Simão a dressé un tableau de la situation dans le Sahel qui oscille entre consolidation des acquis démocratiques dans certains pays et la persistance des défis sécuritaires dans d'autres pays notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Tous des pays dirigés par des militaires.