Le Niger et le Burkina Faso se retirent du G5 Sahel
C'est dans un communiqué conjoint que le Niger et le Burkina Faso ont annoncé quitter l'organisation antidjihadiste du G5 Sahel créé en 2014 pour lutter contre le jihadisme au Sahel.
C'est dans un communiqué conjoint que le Niger et le Burkina Faso ont annoncé quitter l'organisation antidjihadiste du G5 Sahel créé en 2014 pour lutter contre le jihadisme au Sahel.
Au Niger, le premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine nommé par les militaires ayant pris le pouvoir dans le pays a assisté mercredi 1er novembre à la mise en service d'un oléoduc géant devant acheminer du brut des gisements de pétrole du sud-est jusqu'au Benin d'après la télévision publique. Les frontières entre le Niger et le Bénin, ont été fermées à la suite des lourdes sanctions régionales imposées après le coup d'État du 26 juillet par la communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest . Grâce à cet Oléoduc long de près de 2.000 km, le Niger, l'un des États les plus pauvres du monde, pourra écouler pour la première fois son brut sur le marché international via le port Sèmè au Bénin voisin. "Les ressources de l'exploitation seront destinées exclusivement à assurer la souveraineté et le développement de notre pays sur la base d'un partage équitable aux populations" a déclaré Lamine Zeine lors de la cérémonie de mise en service.
Au Niger, selon les médias officiels nigériens, le gouvernement a indiqué avoir obtenu 400 millions de dollars de son partenaire chinois notamment la société pétrolière CNPC (China National Petroleum Corporation) . Une avance sur ses prochaines ventes de pétrole brut dont la commercialisation doit normalement débuter en mai prochain depuis le port de Sèmè au Bénin.
Les deux parties ont signé cet accord sur la commercialisation du pétrole nigérien le 12 avril dernier. Le Niger devra rembourser les 400 millions de dollars sur un an et avec un taux d'intérêt de 7%.
Le Niger a décidé de suspendre le transit des produits pétroliers destinés au Mali voisin pour des raisons sécuritaires face à la menace des groupes djihadistes, a appris mardi l'AFP de sources douanières. En effet dans une note de service datée du 21 septembre, la direction générale des douanes du Niger a annoncé la suspension de la délivrance des autorisations de transit de produits pétroliers accordées aux usagers sur le Mali. Les produits destinés à la mission des Nations-Unies pour la stabilisation du mali(MINUSMA) sont toutefois exemptés de cette suspension précise la note. En outre, le texte annonce la suspension des autorisations déjà délivrées pour la fourniture des produits pétroliers au Mali et qui ne sont destinées à la mission onusienne.
Le Niger et la banque mondiale ont lancé mardi à Niamey un important programme d'électrification visant à porter le taux national d'accès à l'électricité à 30% en 2026 et à 80% d'ici 2035 contre 17,5% aujourd'hui. D'un coût de 317,5 millions de dollars, ce projet dénommé "Haské" ambitionne d'accélérer l'accès "à l'électricité pour les ménages urbains et ruraux, les établissements de santé, d'éducation, les entreprises, a souligné le ministre Ibrahim Yacoubou, lors de la cérémonie de lancement. Le projet "Haské" vise également à assurer l'expansion de l'énergie solaire photovoltaïque dans cet État sahélien de plus de 22 millions d'habitants.
Les chefs des armées des trois pays du Sahel à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso regroupés au sein de l'Alliance des États du Sahel ont fait une annonce mercredi à Niamey la capitale nigérienne selon laquelle ils envisagent de mettre sur pied une force conjointe destinée à combattre les forces djihadistes.
Si l'on s'en tient aux indications dans un communiqué du général Moussa Salaou Barmou, chef d'état-major nigérien des armées à l'issue d'une concertation avec ses homologues malien et burkinabè," la force conjointe des pays de l'alliance des Etats du Sahel sera opérationnelle dans les plus brefs délais afin de prendre en compte les défis sécuritaires dans le Sahel .
Le régime militaire issu du coup d'État de juillet au Niger a révélé jeudi soir que l'ancien président, Mohamed Bazoum, aurait tenté en vain de s'évader en direction du Nigeria. Cette annonce choquante a suscité de vives réactions tant au niveau national qu'international. Plusieurs personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire et une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les événements.
Au Niger, le régime militaire issu d'un coup d'État a demandé au Togo de jouer les médiateurs dans ses négociations avec la communauté internationale, notamment avec les pays ouest-africains qui l'ont sanctionné à l'été dernier.
Le régime militaire qui a pris le pouvoir au Niger suite à un coup d'État a ordonné à la coordonnatrice de l'ONU dans le pays, Louise Aubin, de quitter le territoire sous 72 heures. Cette décision intervient en raison des « entraves » que Mme Aubin aurait mises à la participation du Niger à l'Assemblée générale des Nations unies.
Dans un communiqué daté du mardi 10 octobre et transmis à l'AFP le lendemain, le régime militaire a justifié sa décision par le fait que Mme Aubin aurait « outrepassé ses prérogatives » et « interféré dans les affaires internes » du pays. Le communiqué a également accusé la coordonnatrice de l'ONU d'avoir « favorisé des groupes d'intérêts étrangers ».
La communauté internationale condamne la décision du régime militaire
La décision du régime militaire du Niger a rapidement suscité des réactions de la part de la communauté internationale. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa préoccupation face à cette mesure et a appelé les autorités nigériennes à respecter les obligations internationales du pays.
La France, ancienne puissance coloniale du Niger, a également réagi à cette décision. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde préoccupation » et appelé les autorités nigériennes à « respecter les engagements internationaux » du pays.
De son côté, l'Union africaine a appelé au respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales au Niger, tout en soulignant l'importance du rôle joué par la communauté internationale dans la stabilisation et le développement du pays.
En somme, la décision du régime militaire du Niger d'ordonner le départ de la coordonnatrice de l'ONU dans le pays suscite de vives réactions de la part de la communauté internationale. Cette mesure est perçue comme une atteinte aux obligations internationales du pays et à la liberté de travailler des organisations internationales.
La France va respecter le calendrier du retrait de ses soldats basés au Niger.
Le président américain Joe Biden a déclaré son intention de mettre fin à la participation du Gabon, du Niger, de l'Ouganda et de la République centrafricaine au programme commercial de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA).
Les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines traversent une période de fortes tensions, sur fond d'accusations d'ingérence.
Le cas du Niger
L'intervention française au Niger suite au coup d'État a été vivement critiquée par une partie de la population et des autorités locales, qui y voient une atteinte à leur souveraineté.
Tensions au Mali et au Burkina Faso
Le départ des troupes françaises de ces deux pays, sur fond d'hostilité croissante, illustre la remise en cause de l'influence française dans la région.
L'ombre de la Françafrique
De nombreux dirigeants africains accusent la France de vouloir maintenir son influence économique et politique, au détriment du développement local.
Une diplomatie française en difficulté
Face à la montée du sentiment anti-français, Paris peine à redéfinir sa relation avec le continent africain. La concurrence croissante de la Chine et de la Russie complique la donne. La France se trouve aujourd'hui dans une position délicate en Afrique, accusée de s'opposer aux aspirations d'indépendance de ses anciennes colonies. Un changement profond de paradigme semble nécessaire pour apaiser ces tensions.
Dans une note datée du 27 décembre, le Port autonome de Cotonou (PAC) a officiellement levé l'interdiction de transit des marchandises à destination du Niger, pays actuellement sous sanction de la CEDEAO depuis le coup d'État d'août dernier. Cette décision stratégique s'inscrit dans le contexte d'améliorations notables des conditions opérationnelles, notamment la réduction du taux de congestion portuaire, mettant en lumière une perspective économique plus large.
Des milliers de personnes ont défilé à Niamey pour protester contre les sanctions imposées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à l'encontre du pays.
Onze civils au moins sont décédés samedi 22 octobre, dans l'ouest du Niger lors de bombardements de trois camions et une moto par des jihadistes présumés, proche du Mali, dans la zone dite des «trois frontières». L'information a été donnée ce dimanche 23 octobre par des sources locales. «Trois camions ont été interceptés samedi vers 11H00 (10H00 GMT) par des hommes armés et les neuf membres à bord (...) ont été tous assassinés. Deux autres personnes sur une moto ont été également tuées», a indiqué un responsable municipal.
La marche politique suivie de meeting que prévoyait d'organiser le M62 ce mercredi 17 août, un collectif de la société civile a été interdite à Niamey. Les organisateurs ont décidé par conséquent, d'attaquer l'arrêté municipal en justice, qui confirme aussi l'interdiction. Résultat, aucun manifestant ce matin dans les rues de Niamey. La société civile voulait protester contre la vie chère, la présence des forces Barkhane au Niger et l'inflation du gazole.
La compagnie canadienne Global Atomic corporation va construire une mine de production d'uranium en 2023 à Dasa, dans une région du Nord du Niger où la société française Orano exploite ce minerai depuis 50 ans a affirmé à l'AFP, un responsable du ministère des mines qui s'est réjoui de ce grand projet pour le Niger. Dasa est un vaste gisement d'uranium à haute teneur, situé à 105 km au sud de la ville minière d'Alit. D'après les précisions du ministère nigérien des mines, quelques 121 milliards de FCFA seront investis dans la construction de la mine de Dasa.
L'armée nigérienne a affirmé vendredi 11 novembre avoir tué 15 djihadistes présumés, lors d'une riposte menée avec des soldats près du Mali, dans la zone des trois frontières, en fin de semaine dernière. Selon un communiqué de l'état-major des armées transmis à l'AFP, outre ces djihadistes neutralisés au cours d'une mission de l'opération Almahaou , 15 motos ont été détruites, 12 fusils Kalachnikov ont été récupérés et divers matériels de communication et de protection ont été saisies.
Une Visite Stratégique dans un Contexte de Difficultés Financières et d'Embargo International
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a entrepris une mission diplomatique de premier plan en se rendant à Moscou à la tête d'une délégation d'importance. Cette visite intervient dans un contexte particulier, alors que le Niger fait face à des difficultés financières consécutives au coup d'État survenu récemment, entraînant également des sanctions sous forme d'embargo international. L'objectif affiché est de diversifier les partenaires du pays pour stimuler son développement économique.