Israël/Hamas : Netanyahu refuse l’arrêt des combats, polémique avec Macron
Un Proche-Orient de nouveau sous haute tension
Le 16 mai 2025, la bande de Gaza et Israël sont une fois de plus au cœur de l’actualité internationale. Alors que la communauté mondiale multiplie les appels à la désescalade, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fermement rejeté toute idée d’arrêt des combats contre le Hamas. Cette position intransigeante a suscité une vive polémique, notamment avec le président français Emmanuel Macron, qui a qualifié la riposte israélienne de « honte » lors d’une récente intervention télévisée.
Le contexte : une guerre qui s’enlise
Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la région vit au rythme des bombardements, des incursions terrestres et des représailles. Plus de 35 000 morts côté palestinien, des milliers de blessés, une infrastructure sanitaire et sociale en ruines : Gaza est aujourd’hui un territoire exsangue. En Israël, la société reste profondément marquée par les attaques terroristes et la crainte permanente de nouveaux assauts.
Le gouvernement Netanyahu, soutenu par une coalition de droite dure, a fait de l’éradication du Hamas une priorité nationale. « Nous ne cesserons les opérations qu’une fois notre mission accomplie », a-t-il répété devant la Knesset. Mais cette stratégie militaire, qui s’accompagne d’un blocus sévère et de frappes régulières, est de plus en plus contestée sur la scène internationale.
La polémique Macron : fracture diplomatique ou simple désaccord ?
La sortie d’Emmanuel Macron sur TF1, qualifiant de « honte » la riposte militaire israélienne, a provoqué une onde de choc. Pour le président français, « aucune cause ne justifie la mort de milliers de civils, dont de nombreux enfants ». Netanyahu a immédiatement réagi, accusant la France de « partialité » et de « manque de compréhension des réalités sécuritaires » d’Israël.
Cette passe d’armes révèle la difficulté pour les alliés occidentaux à maintenir une ligne commune sur le dossier israélo-palestinien. Si les États-Unis continuent d’apporter un soutien militaire et diplomatique à Israël, l’Union européenne est de plus en plus divisée. Certains pays, comme l’Espagne, l’Irlande ou la Belgique, appellent à des sanctions contre Tel-Aviv, tandis que d’autres, à l’image de l’Allemagne, restent prudents.

Les conséquences humanitaires : Gaza à l’agonie
Sur le terrain, la situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Les ONG internationales tirent la sonnette d’alarme : manque d’eau potable, pénurie de médicaments, hôpitaux débordés, famine rampante. L’ONU parle d’une « crise sans précédent » et réclame l’ouverture de corridors humanitaires. Mais Israël, arguant du risque d’infiltration de combattants, limite drastiquement l’accès à la bande de Gaza.
Pour la population civile, l’espoir d’une trêve s’amenuise. Les tentatives de médiation de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie n’ont, pour l’instant, pas abouti à un cessez-le-feu durable. Les familles palestiniennes, déplacées à plusieurs reprises, vivent dans la peur et l’incertitude.
Les enjeux politiques pour Netanyahu
Pour Benyamin Netanyahu, la poursuite de la guerre est aussi un enjeu politique. Affaibli par des scandales de corruption et une contestation sociale persistante, il joue sa survie à la tête du gouvernement. En maintenant une ligne dure, il cherche à rassurer sa base électorale et à marginaliser ses rivaux internes. Mais cette stratégie comporte des risques : l’isolement diplomatique croissant d’Israël pourrait avoir des conséquences économiques et sécuritaires à long terme.
Et la paix ?
Face à cette impasse, la question demeure : comment relancer un processus de paix crédible ? Les initiatives diplomatiques se multiplient, mais aucune ne semble en mesure de briser le cycle de violence. Le rôle des grandes puissances, notamment des États-Unis et de l’Union européenne, sera déterminant dans les semaines à venir.
Conclusion : un avenir incertain
La crise entre Israël et le Hamas illustre la complexité du Proche-Orient, où chaque geste, chaque déclaration peut avoir des répercussions mondiales. Tant que les armes parleront plus fort que les diplomates, la paix restera un horizon lointain.
