Gaza : 72 morts dans des frappes israéliennes, l’humanitaire sous le feu
Le conflit israélo-palestinien continue de faire des ravages dans la bande de Gaza, où 72 personnes ont trouvé la mort ce jeudi lors de frappes aériennes menées par l’armée israélienne. Parmi les victimes, 21 personnes étaient venues chercher de l’aide humanitaire, selon la Défense civile locale. Ce nouveau drame vient s’ajouter à plus de 20 mois de guerre, plongeant la population gazaouie dans une détresse sans précédent et relançant les appels à un cessez-le-feu immédiat.
Une spirale de violence sans fin
Depuis le début de l’offensive israélienne, la bande de Gaza est le théâtre d’affrontements quotidiens, de destructions massives et d’un exode massif de civils. Les frappes de ce jeudi visaient, selon Tsahal, des positions du Hamas et du Jihad islamique, accusés de lancer des roquettes vers le territoire israélien. Mais les ONG sur place dénoncent des bombardements indiscriminés qui touchent de plus en plus les civils et les infrastructures vitales.
L’aide humanitaire, cible collatérale
Parmi les 72 morts recensés, 21 personnes faisaient la queue pour recevoir de l’aide alimentaire et médicale. Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme : les convois sont régulièrement pris pour cible ou bloqués aux points de passage, aggravant la crise humanitaire. L’ONU estime que plus de 80% de la population de Gaza dépend désormais de l’aide internationale pour survivre.
La situation sanitaire au bord de l’effondrement
Les hôpitaux de Gaza, déjà fragilisés par des années de blocus, sont submergés par l’afflux de blessés. Les pénuries de médicaments, d’électricité et d’eau potable compliquent la prise en charge des victimes. Les médecins alertent sur le risque d’épidémies et sur l’impossibilité de soigner tous les patients. Les appels à l’aide se multiplient, mais l’accès au territoire reste extrêmement difficile.

Les réactions internationales
La communauté internationale a une nouvelle fois exprimé sa « vive préoccupation » face à la situation à Gaza. Les États-Unis ont appelé à la « retenue » et à la protection des civils, tandis que l’Union européenne a exhorté Israël à respecter le droit international humanitaire. Mais sur le terrain, les ONG dénoncent l’inefficacité des pressions diplomatiques et l’absence de solution politique durable.
L’impasse politique
Les tentatives de médiation menées par l’Égypte, le Qatar et l’ONU n’ont pour l’instant pas permis d’obtenir un cessez-le-feu durable. Le gouvernement israélien affirme vouloir « éradiquer » les groupes armés, tandis que le Hamas refuse toute concession sans levée du blocus. La population civile, prise en étau, paie le prix fort de cette impasse.
Un drame humain et politique
Au-delà des chiffres, c’est tout un peuple qui sombre dans la misère et le désespoir. Les témoignages recueillis sur place font état d’une fatigue extrême, d’une peur permanente et d’une perte de confiance dans la communauté internationale. Les enfants, en particulier, subissent de plein fouet les conséquences du conflit : traumatismes, malnutrition, déscolarisation.
Conclusion
La tragédie de Gaza rappelle l’urgence d’une solution politique au conflit israélo-palestinien. Tant que la violence et le blocus perdureront, la population restera prise au piège d’une guerre sans fin. La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour imposer un cessez-le-feu et garantir l’accès à l’aide humanitaire, seule planche de salut pour des centaines de milliers de civils.
