Donald Trump fait de la paix à Gaza sa « priorité absolue » – Réalité ou stratégie électorale ?
1. La paix à Gaza, nouvel axe de campagne de Donald Trump
À quelques mois de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump affiche une posture de médiateur international. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a réaffirmé que « mettre fin à la guerre à Gaza est la priorité absolue » du président. Cette déclaration intervient alors que Trump doit recevoir à Washington le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient.
2. Les enjeux d’une paix difficile
La situation à Gaza reste explosive : les frappes israéliennes se poursuivent, causant des pertes civiles importantes, tandis que les négociations de cessez-le-feu piétinent. Trump, qui avait déjà mis en avant son rôle dans les accords d’Abraham, entend capitaliser sur son image de faiseur de paix pour séduire l’électorat modéré et renforcer sa stature internationale.
3. Réactions internationales et scepticisme
Si certains alliés saluent l’initiative, beaucoup d’observateurs restent sceptiques. La communauté internationale doute de la capacité de Trump à imposer une solution durable, alors même que les États-Unis viennent de s’impliquer directement dans la guerre Iran-Israël13. Les Palestiniens, de leur côté, dénoncent une instrumentalisation politique de leur sort et réclament des garanties concrètes sur la levée du blocus et la reconstruction de Gaza.

4. Analyse : stratégie électorale ou engagement sincère ?
L’accent mis sur la paix à Gaza répond autant à des considérations humanitaires qu’à une logique électorale. Trump cherche à apparaître comme l’homme fort capable de résoudre les crises internationales, tout en consolidant son soutien auprès de l’électorat pro-israélien. Mais la réalité du terrain, marquée par la défiance et la violence, rend toute avancée diplomatique incertaine.
5. Perspectives : quelles suites pour le dossier gazaoui ?
L’avenir immédiat dépendra de la capacité des parties à renouer le dialogue et à accepter des compromis. La visite de Netanyahou à Washington sera un test crucial pour mesurer la volonté réelle des protagonistes de sortir de l’impasse. En attendant, la population de Gaza continue de payer le prix fort d’un conflit sans issue.
