Sommet de l’IA au Sénégal : Le continent africain s’affirme comme le futur réservoir de données mondiales
Dakar, capitale de l'IA mondiale
Le Sommet international sur l'Intelligence Artificielle qui s'ouvre à Dakar ce 10 février 2026 marque l'entrée fracassante de l'Afrique dans l'ère des algorithmes. Longtemps perçu comme un simple consommateur de technologies, le continent s'affirme désormais comme un producteur de données essentielles pour l'entraînement des IA mondiales, grâce à une démographie jeune et une pénétration mobile record.
La souveraineté des données : Le nouveau pétrole africain
Les dirigeants africains présents à Dakar réclament une régulation stricte : les données générées en Afrique doivent rester la propriété des Africains. Le Sénégal, avec son pôle technologique de Diamniadio, se positionne comme le leader de cette revendication. L'objectif est de créer des modèles de langage (LLM) spécifiquement adaptés aux réalités culturelles et linguistiques du continent, évitant ainsi un "colonialisme numérique" imposé par la Silicon Valley.

Un vivier de talents pour 2030
Avec des milliers d'ingénieurs formés chaque année au Nigeria, au Kenya et au Sénégal, l'Afrique n'est plus en retard. Les géants de la tech (Google, Microsoft) multiplient les centres de recherche à Lagos et Nairobi. Cet article analyse comment l'IA pourrait transformer des secteurs clés comme l'agriculture de précision ou la santé communautaire en Afrique, faisant du continent le véritable laboratoire de l'innovation de demain.
