Le « Téléphone Grave Danger » en France : Bilan de l’Efficacité en 2026
Un Dispositif sous Haute Tension
Le 10 février 2026, le Ministère de l'Intérieur publie les chiffres intermédiaires de la lutte contre les violences faites aux femmes. Au cœur du débat : le Téléphone Grave Danger (TGD). Début 2026, on compte 6 565 terminaux en service sur le territoire national. Ce petit boîtier noir, doté d'une touche d'alerte immédiate reliée à une plateforme d'assistance 24h/24, est devenu le dernier rempart entre les victimes et leurs agresseurs. Mais si le dispositif sauve des vies, son déploiement reste marqué par des tragédies liées aux délais d'attribution.
Anatomie d’un Sauvetage Numérique
L'article décortique le processus technique du TGD. Lorsqu'une victime actionne le bouton, la plateforme Mondial Assistance géolocalise l'appel et transmet l'alerte aux forces de police en moins de 15 secondes. En 2025, le TGD a permis plus de 2 800 interventions de police immédiates, évitant ainsi des passages à l'acte potentiellement mortels. Le dossier souligne l'importance de l'aide universelle d'urgence (environ 900 euros) créée fin 2023, qui permet aux femmes de fuir leur domicile tout en restant protégées par le TGD. Sans cette autonomie financière, l'efficacité de l'outil technique est amoindrie.

Les Failles du Système : Le Drame de l’Attente
Malgré une hausse budgétaire constante sous l'égide d'Aurore Bergé, l'actualité de février 2026 rappelle cruellement que le risque zéro n'existe pas. Le dossier évoque des cas récents où des victimes, pourtant reconnues "en grave danger" par le parquet, n'avaient pas encore reçu leur appareil au moment de l'agression. Avec un féminicide recensé tous les deux ou trois jours en France, la question de la priorisation des dossiers et de la formation des magistrats reste brûlante. En 2026, la bataille se gagne autant sur le terrain du matériel que sur celui de la réactivité administrative.
