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Société /République Centrafricaine : L' Assemblée nationale vote l'abolition de la peine de mort

Le président de l'Assemblée Nationale centrafricaine a déclaré vendredi devant les députés, que la peine de mort sera abolie en RCA. La loi doit être promulguée par le président de la République, Faustin Archange Touadéra.


Une nouvelle ère souffle sur la République Centrafricaine (RCA). L'abolition de la peine de mort est enfin votée. Sous les acclamations des députés, le président de l'Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji, a confirmé l'abolition de la peine de mort. Il ne reste que la promulgation de cette loi par le chef de l'État centrafricain Faustin Archange Touadéra pour qu'elle soit effective. La dernière exécution capitale en RCA remonte à 1981, lorsque six personnes condamnées pour meurtre avaient été exécutées par le peloton d'exécution.

L'ONG Amnesty International s'est réjouie de la décision prise par l'Assemblée Nationale centrafricaine. Pour cette organisation, l'abolition de la peine de mort participe à la liberté des droits de l'homme et renforce la démocratie. « Bonne nouvelle, l’Assemblée Nationale de Centrafrique vient de voter l’abolition de la peine de mort. Nous invitons le Président à promulguer cette loi », lit-on sur son compte Twitter.

Le sentiment est le même pour l'avocat Bruno Gbiegba, coordinateur du plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort en Centrafrique. « Nous sommes très satisfaits, mais conscients qu’il va falloir sensibiliser la population », a-t-il déclaré à l'AFP. Le pays du président Faustin Archange Touadéra rejoint ainsi la liste des pays africains qui ont opté pour l'abolition de la peine de mort ces dernières années sur le continent. Les derniers à l'avoir fait sont la Sierra Leone (2021), le Tchad (2020), le Burkina Faso (2018), la Guinée (2016), le Congo et le Madagascar (2015), le Bénin (2012), le Gabon (2010), le Burundi le Togo (2009) et le Rwanda (2007).

Les violations des droits humains sont très fréquentes en République Centrafricaine. Des centaines de cas sont signalées chaque année. Le 30 mars dernier, la Haute-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a dénoncé de « graves violations des droits de l’homme » en Centrafrique, dont « des meurtres et des violences sexuelles » sur les civils, commis par les groupes rebelles mais aussi les forces armées du régime et leurs alliés.

Selon le communiqué publié par l'ONU, plus de 840 personnes ont été victimes d’assassinats et d'autres violations des droits de l'homme dans les trois derniers mois de 2021. Ces tueries ont été dénombrées dans 63 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international - dont beaucoup sont extrêmement graves.

Yaouba Mamadou

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