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Mozambique : Au moins 7 morts et 10.000 nouveaux déplacés après de récentes attaques

D'après les affirmations de l'Organisation des Nations Unies et l'ONG Save the Children mardi 14 juin, au moins sept personnes ont été tuées dont quatre décapitées dans de récentes attaques djihadistes notifiées dans le nord-est du Mozambique. Les violences touchent désormais des zones relativement épargnées jusque là et provoquent un nouveau déplacement massif de la population. Selon l'ONG Acled, le Mozambique est en proie depuis 2017 à des violences djihadistes qui ont déjà fait près de 4.000 morts et environ 800.000 déplacés.

 

Au moins sept personnes ont été tuées dont quatre décapitées dans de récentes attaques jihadistes dans le nord-est du Mozambique, des violences qui touchent désormais des zones relativement épargnées jusque-là et provoquent un nouveau déplacement massif de population.

Selon l’ONU et l’ONG Save the Children mardi, 10.000 personnes ont fui leur foyer au cours de la semaine écoulée. Le pays est en proie depuis 2017 à des violences jihadistes qui ont déjà fait près de 4.000 morts, selon l’ONG Acled, et forcé environ 800.000 personnes à fuir.

Les groupes armés sévissaient principalement dans l’extrême nord-est de la province pauvre mais riche en ressources naturelles du Cabo Delgado, près de la frontière avec la Tanzanie.

Mais début juin, une série d’attaques ont eu lieu plus au sud, dans le district d’Ancuabe, à 45 km de la ville portuaire de Pemba, capitale de la province. Une région considérée comme « sûre » jusqu’ici, relève Save the Children.

« Au moins quatre personnes ont été décapitées dans ces récentes attaques, une première dans le district », selon l’ONG dans un communiqué. Les habitants des villages environnants qui ont pris la fuite ont décrit décapitations, viols, maisons incendiées et enlèvements, poursuit l’ONG.

Devant un camion rempli à ras bord, Amido Pereira raconte à l’AFP être parti avec sa famille : « J’ai vu une femme qui tenait la tête de son mari dans ses mains. Quand on a vu ça, tout le monde s’est enfui ».

Sur le bord des routes, des groupes d’hommes et de femmes, certaines avec des enfants accrochés dans le dos, chargés de paquets, se dirigeaient à pied vers Pemba, a constaté un photographe de l’AFP.

Denise KAVIRA KYALWAHI

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