Sénat Français : Vers une loi historique pour interdire l'achat de services sexuels virtuels
L'IA face à la dignité : le nouveau front législatif
Le Sénat français examine aujourd'hui un projet de loi pionnier au monde. L'enjeu ? Interdire la commercialisation et l'achat de services sexuels utilisant des représentations virtuelles hyper-réalistes générées par intelligence artificielle, particulièrement celles basées sur des visages de personnes réelles sans leur consentement (deepfakes).
Une expertise juridique complexe
Le législateur se heurte à une question philosophique : peut-on criminaliser un acte sans victime physique immédiate ? Les experts en éthique numérique auditionnés par le Sénat répondent par l'affirmative. Ils soutiennent que la "chosification" algorithmique de l'image humaine dégrade la notion de consentement dans la société réelle. De plus, l'industrie des "Virtual Companions" explose, créant des addictions comportementales massives chez les jeunes adultes.

Réguler l'invérifiable
La difficulté de cette loi réside dans son application. Comment traquer des transactions sur des serveurs décentralisés ou dans le métavers ? La France propose d'imposer des "watermarks" (tatouages numériques) obligatoires sur toute image générée par IA et de responsabiliser les plateformes de paiement. Un combat de David contre Goliath technologique que l'Europe observe avec une attention extrême.
