OTAN : Mark Rutte et le "Cadre Futur" pour stabiliser l'alliance
Une alliance sous tension maximale
Mark Rutte, Secrétaire général de l'OTAN, traverse sa crise la plus profonde en ce début d'année 2026. Entre les pressions de Washington pour un désengagement partiel en Europe et la persistance du conflit en Ukraine, le "Cadre Futur" proposé par Rutte vise à rééquilibrer le fardeau de la défense. L'idée est simple mais révolutionnaire : créer un pilier européen autonome au sein de l'OTAN, capable de mener des opérations sans le soutien logistique systématique des États-Unis.

Le défi des 3 % du PIB
Le nouveau cadre exige que les pays européens portent leur budget de défense à 3 % de leur PIB d'ici 2028. Si la Pologne et les pays baltes ont déjà franchi ce cap, l'Allemagne et la France traînent des pieds pour des raisons budgétaires internes. Rutte mise sur la mutualisation des achats d'armements et le développement d'un "clou sécuritaire" cybernétique pour convaincre les plus sceptiques.
La survie de l'alliance dépend de sa capacité à se réinventer. Le "Cadre Futur" n'est pas qu'un document technique ; c'est un pacte de survie politique face à un monde multipolaire de plus en plus imprévisible.
