L'exil et l'espoir : Reza Pahlavi à Munich appelle à un soutien massif pour une transition en Iran
Une voix royale pour une république libre En marge de la Conférence de Munich sur la Sécurité de février 2026, le prince héritier en exil Reza Pahlavi s'est imposé comme la figure centrale de l'opposition au régime de Téhéran. Exclu des débats officiels par le passé, il a cette année multiplié les rencontres de haut niveau avec des sénateurs américains, dont Lindsey Graham, et des dirigeants européens. Son message est sans équivoque : le régime des Mollahs est à l'agonie, et le monde doit se tenir prêt à accompagner la naissance d'un "Iran démocratique et laïc". Pour OMONDO.INFO, cette offensive diplomatique marque le passage d'une opposition symbolique à une structure de "leadership de transition" organisée.
Le constat d'un régime aux abois Pahlavi s'appuie sur une réalité de terrain dramatique. Selon les ONG, les répressions sanglantes des manifestations de janvier 2026 auraient fait plus de 50 000 morts à travers tout le pays. L'économie iranienne est en lambeaux, étranglée par une inflation galopante et un isolement international croissant. "Le peuple iranien ne demande pas une invasion étrangère, il demande que le monde cesse de financer ses bourreaux", a martelé le prince. Il appelle à six actions immédiates, incluant le gel total des avoirs du régime à l'étranger et le démantèlement des réseaux de contournement des sanctions. Pour Pahlavi, la chute du régime n'est plus une question de "si", mais de "quand".
Le défi de l'unité et de l'après-régime Le projet de Pahlavi, baptisé "Transition Leadership of Iran", vise à éviter le chaos que d'autres pays de la région ont connu après la chute de dictateurs. Il propose une feuille de route claire : un gouvernement de transition technique, suivi d'élections libres supervisées par la communauté internationale. Son discours insiste sur la réconciliation nationale et le respect des minorités ethniques et religieuses. Cependant, l'unanimité derrière sa figure n'est pas encore totale au sein d'une diaspora fragmentée. OMONDO.INFO analyse ce moment comme une tentative inédite de créer un "pont de légitimité" entre l'héritage historique de la monarchie et les aspirations démocratiques de la jeunesse iranienne née après 1979.

Un enjeu de sécurité globale L'appel de Munich n'est pas qu'une question humanitaire ; c'est un argument sécuritaire. Pahlavi soutient qu'un Iran libre deviendrait un "pilier de paix" dans un Moyen-Orient déstabilisé, mettant fin au soutien au terrorisme régional et aux ambitions nucléaires menaçantes. Les États-Unis de Donald Trump semblent écouter ce discours avec attention, le président ayant lui-même affirmé que "l'aide est en chemin" pour les manifestants iraniens. Le 16 février 2026 pourrait bien être retenu comme la date où le destin de l'Iran a commencé à basculer hors des frontières de Téhéran.
