Éric Ciotti officialise sa candidature à la mairie de Nice en 2026 face à Estrosi
Introduction
La bataille politique pour Nice est officiellement lancée. Éric Ciotti, président des Républicains et député des Alpes-Maritimes, a annoncé mercredi soir sa candidature à la mairie lors du scrutin municipal prévu en mars 2026. Cette décision confirme l’affrontement annoncé avec son rival historique Christian Estrosi, maire sortant et ancien parti de la droite. La confrontation entre les deux figures promet de transformer le scrutin niçois en duel emblématique de la politique locale et nationale.
Une rivalité vieille de vingt ans
La rivalité entre Éric Ciotti et Christian Estrosi n’est pas nouvelle. Les deux hommes, issus initialement de la même famille politique, se sont progressivement opposés sur les orientations stratégiques de la droite. Estrosi, réélu maire de Nice en 2020 avec 59% des voix, a ensuite quitté Les Républicains pour fonder sa propre liste centriste. Ciotti, resté fidèle à une ligne de droite plus dure, revendique au contraire une fidélité constante aux valeurs gaullistes. Sa candidature officialisée par une lettre de vingt pages adressée aux Niçois veut marquer une étape décisive.
Les grandes lignes du programme Ciotti
Dans son courrier, le président des Républicains met en avant la sécurité, l’identité niçoise et la défense du patrimoine local. Il propose notamment de renforcer les effectifs de police municipale, d’installer davantage de caméras de surveillance et de développer une politique de proximité pour lutter contre l’insécurité. Sur le plan économique, Ciotti promet d’alléger la fiscalité locale et d’attirer de nouveaux investisseurs pour développer l’emploi dans les secteurs de la technologie et du tourisme. Des propositions très marquées à droite, que ses soutiens qualifient de «programme de rupture» face au bilan d’Estrosi.

Les réactions et l’équilibre des forces
Christian Estrosi a immédiatement réagi en qualifiant cette candidature d’« aventure personnelle vouée à l’échec ». Selon lui, son adversaire joue sur la division alors que la ville de Nice aurait besoin de continuité et de stabilité. Dans les rangs de la gauche locale, les propos sont plus mesurés : plusieurs élus socialistes ou écologistes estiment que l’affrontement Ciotti-Estrosi pourrait ouvrir une fenêtre pour une troisième voie. Les sondages publiés avant l’été donnaient Estrosi en tête avec environ 42% d’intentions de vote, contre 35% pour Ciotti, un écart qui pourrait se resserrer à mesure que la campagne s’intensifie.
Une élection test pour la droite nationale
La candidature Ciotti dépasse le cadre niçois. Elle est observée avec attention au niveau national, car elle illustre la volonté du président des Républicains de reconquérir des bastions locaux et de montrer l’efficacité d’une droite affirmée. Si Ciotti parvient à ravir Nice à Estrosi, ce succès renforcerait sa stature de chef de parti et de prétendant aux échéances présidentielles. À l’inverse, une défaite fragiliserait considérablement son autorité interne.
Conclusion
Le duel Ciotti-Estrosi s’annonce comme l’un des affrontements les plus scrutés des municipales 2026. Au-delà des clivages locaux, cette bataille symbolise la fracture de la droite française entre une ligne dure incarnée par Ciotti et une droite plus centriste défendue par Estrosi. Ce duel pourrait bien transformer Nice en laboratoire des recompositions politiques de demain.
