Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre Robert Fico - Inquiétudes sur l'état de droit
La Slovaquie est le théâtre d'une vague de contestation populaire sans précédent depuis le retour au pouvoir de Robert Fico. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bratislava et d'autres villes du pays pour exprimer leur opposition à la politique du gouvernement et pour dénoncer les atteintes à l'état de droit.
Les manifestants reprochent à Robert Fico et à sa coalition gouvernementale de vouloir affaiblir l'indépendance de la justice, de contrôler les médias et de remettre en cause les valeurs démocratiques. Ils dénoncent notamment le projet de réforme du code pénal, qui prévoit l'allégement des peines pour les crimes économiques et la suppression de l'office anti-corruption.
Les manifestants craignent que ces mesures ne conduisent à un recul de la lutte contre la corruption et à un affaiblissement de l'état de droit. Ils accusent Robert Fico de vouloir instaurer un régime autoritaire et de se rapprocher des régimes illibéraux de Hongrie et de Pologne.
Les manifestations sont organisées par des mouvements citoyens, des organisations non gouvernementales et des partis d'opposition. Elles rassemblent des personnes de tous les âges et de tous les horizons, qui partagent un même attachement aux valeurs démocratiques et à l'état de droit.

Face à cette contestation populaire, Robert Fico reste inflexible et refuse de céder aux pressions. Il accuse les manifestants d'être manipulés par des forces étrangères et de vouloir déstabiliser le pays. Il affirme que sa politique est soutenue par une majorité de Slovaques et qu'il est déterminé à mettre en œuvre son programme. La situation politique en Slovaquie est de plus en plus tendue. Le pays est divisé entre les partisans de Robert Fico et ses opposants, et le risque d'une escalade de la violence est réel.
La communauté internationale suit de près les événements en Slovaquie et appelle au respect des valeurs démocratiques et de l'état de droit. L'Union européenne a exprimé ses préoccupations quant à la réforme du code pénal et a demandé au gouvernement slovaque de respecter les normes européennes en matière de lutte contre la corruption et de protection de l'indépendance de la justice.
