Défense Européenne - Le plan "Readiness 2030" et le défi de l'autonomie souveraine
Une réponse historique aux turbulences mondiales
Le 21 février 2026 restera gravé comme le moment où l'Union européenne a décidé de cesser d'être un simple marché pour devenir une puissance. Sous l'impulsion de la Commission et face aux incertitudes persistantes venues de Washington, le plan "Readiness 2030" a été officiellement ratifié. Doté d'une enveloppe de 800 milliards d'euros, ce projet pharaonique vise à transformer radicalement l'appareil de défense du continent. OMONDO.INFO décrypte ici les coulisses d'un accord qui redéfinit l'équilibre des pouvoirs entre les États membres et les instances communautaires.
L'industrialisation de la défense : vers un "Schengen militaire"
L'objectif est double : standardiser les équipements et favoriser les champions industriels locaux. Fini le temps où chaque nation achetait ses avions ou ses chars de manière isolée. Le plan Readiness impose une interopérabilité totale. Dassault, Rheinmetall et Leonardo se retrouvent au cœur d'un écosystème où la préférence européenne devient la règle. Cette stratégie ne se limite pas à la force brute ; elle investit massivement dans le spatial, la cybersécurité et la surveillance satellitaire. L'enjeu est de protéger les infrastructures critiques (câbles sous-marins, réseaux électriques) contre les menaces hybrides qui se multiplient à l'Est et au Sud.

L'OTAN et le dilemme de la dépendance
Si ce plan renforce l'Europe, il interroge aussi sa relation avec l'OTAN. Paris plaide pour une indépendance totale, tandis que Berlin et Varsovie insistent sur la complémentarité avec l'alliance transatlantique. OMONDO.INFO analyse comment le plan Readiness 2030 tente de concilier ces deux visions en créant un "pilier européen" fort, capable d'agir de manière autonome si les intérêts du continent sont menacés. C'est une révolution doctrinale qui marque la fin de la naïveté géopolitique européenne.
