Crise diplomatique Paris-Alger : L'expulsion de l'ambassadeur marque une rupture totale
Stéphane Romatet déclaré "persona non grata" Les relations entre la France et l'Algérie viennent de basculer dans une zone de turbulences inédite. Ce 28 janvier 2026, le gouvernement algérien a officiellement déclaré l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, "persona non grata". Cette décision brutale fait suite à la diffusion sur la chaîne publique France 2 d'un numéro de "Complément d'enquête" consacré aux coulisses de la diplomatie franco-algérienne, jugé "insultant et calomnieux" par Alger.
Un tissu de tensions mémorielles et politiques La crise ne date pas d'hier. Depuis avril 2025, les expulsions réciproques de fonctionnaires consulaires s'étaient multipliées. Cependant, l'expulsion d'un ambassadeur en titre est un acte diplomatique d'une extrême gravité. Alger accuse Paris de mener une "campagne d'agression médiatique" visant à déstabiliser ses institutions. De son côté, le Quai d'Orsay dénonce une décision "injustifiée" et promet une réponse "ferme et proportionnée".

Les conséquences sur la coopération régionale
Cette rupture impacte directement plusieurs dossiers sensibles :
- L'énergie : L'Algérie est un fournisseur de gaz crucial pour l'Europe.
- La sécurité au Sahel : La coordination antiterroriste pourrait être gelée.
- La diaspora : Les visas et les échanges consulaires sont désormais suspendus, plongeant des milliers de familles dans l'incertitude. Le rappel de l'ambassadeur de France marque ainsi l'aube d'une phase de froid diplomatique qui pourrait durer plusieurs années.
