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Bayrou écarte l’hypothèse d’une nouvelle dissolution en cas de blocage politique

Bayrou écarte l’hypothèse d’une nouvelle dissolution en cas de blocage politique

Introduction

Contrairement à Édouard Philippe, qui envisage une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale en cas de blocage persistant, François Bayrou a fermement rejeté cette option. Le Premier ministre estime qu’un recours à de nouvelles législatives plongerait la France dans une «instabilité chronique», déjà marquée par les séquelles de la dissolution de 2024.

Après Macron et la dissolution de 2024, un traumatisme encore vif

La dissolution décidée par Emmanuel Macron en juin 2024 reste un souvenir difficile pour l’exécutif. Elle avait produit un Parlement sans majorité absolue, laissant François Bayrou gouverner aujourd’hui avec une majorité relative : 240 sièges pour la coalition présidentielle, face à 180 députés RN et 120 élus de gauche.

Un second recours aux urnes serait considéré comme un geste de désaveu, rare sous la Ve République.

François Bayrou défend la stabilité institutionnelle

«On ne peut pas dissoudre à chaque crise», a martelé Bayrou au JT de TF1. «Ce serait trahir la mission de cohésion nationale.» Selon lui, une nouvelle campagne législative plongerait davantage le pays dans l’instabilité et minerait la crédibilité de la France à l’international.

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Le Premier ministre assume une ligne : fonction parlementaire exige compromis, non pas coups d’éclat.

Un front politique divisé sur la question

  • Du côté du RN, Marine Le Pen réclame un retour rapide aux urnes : «Le peuple doit décider.»
  • À droite, Édouard Philippe persiste : «Si le blocage s’installe, la dissolution deviendra inévitable.»
  • Le PS et les écologistes, eux, redoutent une nouvelle division du paysage politique.

Historiquement, seules cinq dissolutions ont eu lieu sous la Ve République. En déclencher une deuxième en deux ans constituerait une situation inédite.

Conclusion

En écartant la dissolution, François Bayrou fait le choix de la continuité. Mais ce refus, perçu comme un pari sur l’équilibre parlementaire, fragilise son autorité. En cas d’impasse budgétaire majeure, le Premier ministre pourrait se retrouver sans alternatives, sous le feu croisé de l’opposition et de ses propres alliés.


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