600 jours sans gouvernement : Pourquoi la Belgique est devenue le laboratoire de la "Démocratie Sans État"
Bruxelles, 18 février 2026.
Un triste record est en passe d'être battu. La Belgique entame sa 600e journée sans gouvernement fédéral de plein exercice. Entre une Flandre qui penche de plus en plus vers l'indépendantisme et une Wallonie qui réclame davantage de solidarité sociale, le fossé semble infranchissable. Omondo.info s'est rendu dans la capitale européenne pour comprendre comment un pays peut fonctionner sans pilote.
Le règne des "affaires courantes"
Étonnamment, le pays ne s'est pas effondré. Grâce à un système administratif ultra-résilient et à l'autonomie des régions, la Belgique continue de gérer ses budgets de base. Mais l'absence de vision à long terme commence à peser. Les grands chantiers de la transition énergétique et de la réforme de la justice sont au point mort. Le Premier ministre démissionnaire gère les urgences, mais ne peut engager le pays sur la scène internationale.

La montée du confédéralisme
Les analystes politiques interrogés par Omondo.info suggèrent que cette crise n'est pas un accident, mais l'étape finale avant une transformation profonde du pays. La "Confédération" est le nouveau mot d'ordre. L'idée serait de vider l'État fédéral de ses dernières compétences (santé, police, fiscalité) pour les confier aux régions, ne laissant à l'État belge qu'une coquille vide symbolique.
Une menace pour l'image de l'UE ?
Située au cœur de l'Europe, l'instabilité belge commence à inquiéter ses voisins. Comment Bruxelles peut-elle rester le siège des institutions européennes si son propre pays d'accueil est incapable de se doter d'une majorité ? La question est désormais ouvertement posée par certains diplomates à Strasbourg.
