Californie : le retour inattendu de la peste, un signal pour la santé mondiale ?
Dans la région touristique du lac Tahoe, l’annonce d’un cas de peste humaine en août 2025 a réveillé des inquiétudes longtemps enfouies. Un homme, piqué par une puce infectée, a dû recevoir un suivi médical immédiat. Si la prise en charge rapide et le traitement ont permis, a priori, de circonscrire la situation, ce retour d’une maladie mythique suscite une onde de choc dans la communauté internationale de la santé.
La peste, associée aux grands désastres sanitaires de l’histoire, n’a jamais totalement disparu. Mais sa réémergence dans un État aussi surveillé et développé que la Californie pose la question de la résilience des systèmes de santé face aux zoonoses et aux maladies oubliées. Il s’agit d’un cas emblématique de la « négligence évolutive » : alors que la vigilance mondiale se focalisait sur les pandémies virales et les risques émergents, les infections anciennes, souvent permises par les dynamiques climatiques et environnementales, regagnent du terrain.

Les experts pointent le rôle du changement climatique, de l’urbanisation croissante et de la mobilité touristique dans la progression des risques. La gestion de ce cas devient alors un vrai test pour la santé publique américaine mais aussi pour la coordination internationale en matière de surveillance épidémiologique.
Ce « retour de la peste » remet en lumière l’importance des stratégies pluridisciplinaires en santé publique : contrôles vétérinaires, lutte contre les vecteurs, mobilisation citoyenne, investissement dans la recherche. À l’heure où la planète redécouvre la fragilité de ses équilibres sanitaires, la Californie invite à penser une politique globale d’anticipation, de prévention et d’intervention contre le risque récurrent des zoonoses.
