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« Accord historique à l’OMS : un traité contraignant pour prévenir les pandémies »

« Accord historique à l’OMS : un traité contraignant pour prévenir les pandémies »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté le 16 avril 2025 un traité sans précédent pour renforcer la préparation mondiale aux pandémies. Porté par la France et l’Afrique du Sud, ce texte impose des audits sanitaires obligatoires, un partage immédiat des données génomiques et une mutualisation des brevets vaccinaux. Une révolution dans la gouvernance sanitaire, alors que 75 % des pays ne respectent toujours pas les recommandations post-Covid de 2021.

Premier pilier : des audits sanitaires contraignants
Chaque État membre devra désormais soumettre son système de santé à une évaluation indépendante tous les deux ans. Les critères incluent la capacité de séquencage génomique (minimum 5 000 génomes/mois), les stocks stratégiques (masques, ventilateurs, anticorps monoclonaux) et la formation du personnel (protocoles de biosécurité niveau 4). Le Ghana, pionnier, a déjà modernisé 12 laboratoires régionaux grâce à un prêt de la Banque mondiale de 200 millions $.

Deuxième pilier : une banque de vaccins mutualisée
L’OMS gérera une réserve mondiale de 500 millions de doses prêtes à être expédiées en 48 heures. Les contributions financières sont calculées selon le PIB :

  • Pays riches : 0,1 % de leur budget santé (soit 2,1 milliards $/an pour les États-Unis)
  • Pays pauvres : exemptés, mais doivent former 10 % de leurs médecins aux maladies infectieuses

Troisième pilier : transparence des données en temps réel
Tout nouveau pathogène à potentiel pandémique doit être signalé dans les 24 heures, avec partage des séquences génétiques. La Chine a accepté sous réserve d’un « droit de veto » pour les virus jugés « politiquement sensibles », une clause critiquée par les ONG.

Les résistances au traité
Les États-Unis exigent une clause permettant de bloquer les exportations de vaccins en cas de « crise nationale », tandis que les lobbys pharmaceutiques dénoncent une « atteinte à la propriété intellectuelle ». Pékin, bien que signataire, refuse les inspections surprises dans ses laboratoires P4. Un compromis permet des audits annoncés 72 heures à l’avance, sous supervision conjointe OMS/BRICS.

L’Afrique en première ligne
Le traité prévoit la création d’un Centre africain de contrôle des pandémies à Pretoria, doté de 300 millions $/an. Objectif : produire localement 60 % des vaccins utilisés sur le continent d’ici 2030. L’usine Afrigen au Cap, qui a reproduit le vaccin Moderna sans brevet, forme désormais des techniciens de 15 pays africains.

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