Accéder au contenu principal

6 CAN 2025 : Le Maroc érige le sport en outil de puissance douce continentale

6 CAN 2025 : Le Maroc érige le sport en outil de puissance douce continentale

Alors que le monde s'apprête à basculer en 2026, le Maroc focalise l'attention du continent africain et des investisseurs mondiaux avec les préparatifs finaux de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025. En ce 28 décembre, le Royaume n'est plus seulement une destination touristique prisée ; il s'impose comme une puissance organisatrice capable de rivaliser avec les standards européens. Avec un investissement colossal dépassant les 2 milliards de dollars dans les infrastructures sportives, de transport et hôtelières, le Maroc utilise la CAN comme une vitrine de sa "Vision 2030" et comme un levier de "Soft Power" (puissance douce) pour affirmer son leadership au sein de l'Union Africaine.

Le stade de Benslimane et l'infrastructure du futur : le pari fou du Royaume

Au cœur de cette stratégie se trouve le Grand Stade de Casablanca, situé à Benslimane, une prouesse architecturale conçue pour accueillir 115 000 spectateurs, ce qui en fera l'un des plus grands au monde. En ce 28 décembre 2025, les dernières inspections techniques confirment que le Maroc est prêt à offrir une expérience "Phygitale" (physique et digitale) inédite, avec une connectivité 6G intégrée et des systèmes de gestion des flux par intelligence artificielle. Cet investissement ne vise pas seulement les trois semaines de compétition, mais s'inscrit dans la préparation de la Coupe du Monde 2030, que le Maroc co-organisera avec l'Espagne et le Portugal.

Le développement des infrastructures ne se limite pas aux stades. Le réseau de trains à grande vitesse (Al Boraq) a été étendu pour relier les principales villes hôtes (Tanger, Rabat, Casablanca, Agadir, Marrakech et Fès) en des temps records. Pour les dirigeants africains et les observateurs internationaux, cette démonstration de force logistique prouve que le Maroc est devenu la plateforme tournante entre l'Afrique, l'Europe et le monde arabe. C'est un message clair envoyé aux investisseurs : le Royaume est le pays de la stabilité et de la modernité sur un continent souvent perçu comme risqué.

La diplomatie du ballon rond : le ralliement stratégique de l'Union Africaine

Au-delà du gazon, l'enjeu est profondément politique. Sous l'impulsion du Roi Mohammed VI, le Maroc pratique une "diplomatie du football" active. En finançant des terrains et en formant des cadres sportifs dans plus de 30 pays africains, le Royaume s'est tissé un réseau d'alliances informelles extrêmement puissant. La CAN 2025 est l'aboutissement de cette stratégie d'influence. En accueillant le continent, le Maroc consolide ses positions sur des dossiers diplomatiques majeurs, au premier rang desquels celui du Sahara Occidental. Le sport devient ici le prolongement de la politique étrangère, un outil pour séduire les opinions publiques et les élites africaines.

En ce 28 décembre 2025, de nombreux chefs d'État africains ont déjà confirmé leur présence pour la cérémonie d'ouverture. Ces rencontres en marge de la compétition transforment le tournoi en un sommet diplomatique de fait. Le Maroc se positionne comme le grand frère solidaire, celui qui réussit et qui entraîne le reste du continent dans sa dynamique de croissance. Cette hégémonie douce irrite certains voisins, notamment l'Algérie, créant une rivalité sportive qui est le miroir des tensions géopolitiques régionales. La CAN 2025 sera donc un baromètre de la température diplomatique en Afrique du Nord.

CAN 2025 : quand le Maroc transforme une cérémonie d'ouverture en  démonstration de soft power stratégique - CommsOfAfrica

 

Retombées économiques et impact social : le football comme moteur de développement

L'impact économique attendu de la compétition est estimé à une hausse de 1,2 % du PIB marocain pour l'année 2025-2026. Le secteur du tourisme, de l'artisanat et des services connaît un boom sans précédent. Mais au-delà des chiffres, c'est l'impact social qui est recherché par le gouvernement de Aziz Akhannouch. En modernisant les infrastructures dans des villes secondaires, le Royaume lutte contre les disparités régionales et offre à sa jeunesse des perspectives d'emploi dans les métiers de l'événementiel et des technologies. Le sport est ici un vecteur d'inclusion et de fierté nationale.

Pour les universitaires et les experts en marketing territorial, le cas marocain est un modèle d'étude. Comment un pays émergent peut-il utiliser un événement sportif pour changer radicalement sa perception de marque à l'international ? Le Maroc ne vend plus seulement du soleil et du dépaysement ; il vend de la compétence, de la sécurité et de l'innovation. La CAN 2025 est le test de passage pour le Royaume avant le grand saut de 2030. C'est une répétition générale où chaque détail compte, car la crédibilité de tout un pays est engagée devant les yeux de milliards de téléspectateurs.

Conclusion : Le Maroc, locomotive d'une Afrique qui gagne

En définitive, la CAN 2025 est bien plus qu'un tournoi de football. C'est l'affirmation d'une identité marocaine décomplexée, tournée vers l'avenir et ancrée dans ses racines africaines. En ce 28 décembre 2025, alors que les délégations commencent à arriver, le Royaume démontre que l'Afrique peut organiser des événements de classe mondiale par ses propres moyens et selon ses propres standards. Le succès annoncé de cette compétition marquera un tournant dans l'histoire du sport continental et confirmera le rôle du Maroc comme la locomotive d'une Afrique qui gagne, qui innove et qui s'impose sur l'échiquier mondial par le talent et la vision stratégique.

Pin It

VOUS POUVEZ AUSSI AIMER

le sprint final du biathlon à milano cortina 2026
20 février 2026
Émilien Jacquelin et la quête de l'Olympe : Anatomie d'une résilience française sous la neige…
"Objectif Lune" : La course solidaire mondiale contre le cancer pédiatrique bat tous les records
19 février 2026
Par la Rédaction d'Omondo.info Temps de lecture : 11 minutes | 1100 mots Un élan de générosité…