Un réfugié voit son expulsion vers la France bloquée par la justice britannique
Le 16 septembre 2025, la justice britannique a suspendu l’expulsion vers la France d’un demandeur d’asile, dans le cadre de l’accord « retour » entre les deux pays visant à limiter les traversées illégales de la Manche. Cette décision souligne les difficultés croissantes liées à la gestion des flux migratoires entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale, ravivant le débat sur les droits des réfugiés et les obligations internationales des États.
Contexte juridique et recours de dernière minute
Le demandeur d’asile, dont l’identité n’a pas été révélée pour des raisons de sécurité, contestait la décision d’expulsion prononcée par Home Office, arguant de risques pour sa sécurité personnelle et de violations potentielles de ses droits fondamentaux. La cour a saisi des éléments nouveaux, notamment l’examen de la situation humanitaire en France, où les centres d’accueil restent saturés et parfois inadaptés aux besoins.
Cette décision s’inscrit dans une série d’arrêts judiciaires qui tempèrent la rigueur administrative britannique, remettant en question la pleine application des accords bilatéraux dans un contexte migratoire tendu.
Une tension croissante dans les relations franco-britanniques
L’accord dit « retour » conclu début juillet vise à dissuader les départs en embarcations précaires organisées par des réseaux de passeurs. Toutefois, cette affaire démontre que la coopération entre Paris et Londres sur ce sujet reste fragile, ponctuée d’incertitudes juridiques et politiques, qui compliquent la gestion coordonnée des flux.
Pour la Grande-Bretagne, l’enjeu est aussi de ne pas compromettre son image de pays respectueux du droit international, tandis que la France veut maintenir la pression sur les réseaux de passeurs sans aggraver la situation humanitaire.
Cet arrêt marque un jalon crucial dans la politique migratoire européenne, entre fermeté et respect des droits fondamentaux.
