Un enseignant placé en garde à vue pour violences sexuelles sur mineurs
Un choc dans un établissement scolaire
La ville de Gap, dans les Hautes-Alpes, est secouée par une affaire grave : un enseignant de collège a été placé en garde à vue pour des faits présumés de violences sexuelles sur mineurs. Les plaintes concernent six adolescents, âgés de 14 à 17 ans au moment des faits, entre 2015 et février 2025.
L’affaire a provoqué une onde de sidération dans la communauté éducative et relance le débat sur la prévention des violences sexuelles au sein des écoles françaises.
L’enseignant nie les faits
L’homme, âgé de 52 ans, enseignant d’histoire-géographie depuis plus de vingt ans, a catégoriquement nié les accusations. Selon les premiers éléments, il aurait profité de situations de proximité pédagogique et de sorties scolaires pour commettre les actes dénoncés. Plusieurs plaintes d’anciens élèves, désormais majeurs, auraient relancé l’enquête.
L’avocat du mis en cause affirme que « son client est victime d’un acharnement » et demande le respect de la présomption d’innocence.
Témoignages accablants
De leur côté, les adolescents dénoncent des attouchements répétés et un climat d’intimidation. Certains auraient attendu plusieurs années avant de parler, par peur de ne pas être crus ou par honte.
Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les élèves actuels de l’établissement, même si les faits reprochés se sont produits antérieurement.
Une enquête complexe
Le parquet a élargi l’enquête à d’éventuelles victimes supplémentaires, invitées à se manifester. Les enquêteurs tentent également de déterminer si le professeur avait déjà fait l’objet de signalements disciplinaires antérieurs. Selon le rectorat, aucune procédure administrative n’avait été ouverte jusqu’ici.
Cette absence de signalement interroge la capacité du système éducatif à protéger rapidement ses élèves et à identifier d’éventuels comportements suspects.

Une affaire qui résonne avec d’autres scandales
Cette situation rappelle d’autres affaires qui ont ébranlé le monde éducatif français ces dernières années. Plusieurs rapports ont déjà mis en lumière les insuffisances des dispositifs d’alerte. Les syndicats enseignants réclament une meilleure formation et une réforme des procédures de signalement.
Du côté associatif, les collectifs de protection de l’enfance exigent que les contrôles judiciaires soient renforcés, notamment lors des recrutements d’enseignants.
La société mobilisée
À Gap, l’affaire provoque une grande émotion. Des parents d’élèves ont demandé davantage de transparence et exigent que le professeur soit suspendu en attendant l’aboutissement de la procédure. Le ministre de l’Éducation a assuré que « toutes les mesures nécessaires » seraient prises pour protéger les élèves.
Au-delà du procès à venir, cette affaire pourrait relancer un débat national sur la responsabilité des institutions scolaires dans la lutte contre les violences sexuelles.
