Transports en Île-de-France : L’Année de tous les Dangers – 3,8 Milliards d’Euros pour sauver un Réseau à l’Agonie
Le "Grand Chantier" du siècle
Pour les 5 millions d'usagers quotidiens du réseau francilien, ce 27 janvier 2026 marque une étape critique. Île-de-France Mobilités a confirmé un plan d'investissement record de 3,8 milliards d'euros pour la seule année 2026. L'objectif est titanesque : moderniser des infrastructures parfois centenaires tout en préparant l'arrivée des nouvelles lignes du Grand Paris Express (15, 16, 17 et 18). Mais ce saut vers le futur se paye au prix fort : une paralysie partielle et chronique du réseau actuel.
RER B et E : Les artères sous assistance respiratoire
Le RER B subit actuellement des fermetures anticipées en soirée pour permettre le renouvellement du poste de signalisation de Bourg-la-Reine, un projet qui accumule les tensions sociales. De son côté, le RER E voit sa circulation interrompue dès 20h30 entre Tournan et Nogent-le-Perreux jusqu'à la fin février.
Les usagers, excédés par les bus de substitution souvent saturés, dénoncent une dégradation de la qualité de vie. "On nous promet 2030, mais nous vivons l'enfer en 2026", témoigne un collectif de voyageurs. La RATP et la SNCF défendent ces interruptions massives comme l'unique moyen d'installer le nouveau matériel roulant (RER NG et MI20) qui devrait, à terme, augmenter la fiabilité du réseau de 25 %.

L’automatisation : La ligne 13 en ligne de mire
Le dossier le plus brûlant de ce mardi reste la préparation de l'automatisation de la Ligne 13. Les travaux préparatoires, qui entraînent des fermetures de stations et des réductions de fréquence, cristallisent le mécontentement. Pourtant, la direction régionale est formelle : sans cette automatisation, la ligne la plus saturée d'Europe restera ingérable. Le défi de 2026 est donc de gérer cette "période de transition" sans provoquer une explosion sociale dans une région déjà sous tension.
