Tragédie au Soudan : Pourquoi El-Fasher est-elle devenue le symbole de l'impuissance de l'ONU ?
EL-FASHER / NEW YORK – Les rapports qui parviennent d'El-Fasher, capitale du Nord-Darfour, décrivent une situation qui dépasse l'entendement. En février 2026, la ville est le théâtre de ce que les experts de l'ONU qualifient désormais de "nettoyage ethnique méthodique". Les combats entre les Forces de soutien rapide (FSR) et l'armée régulière ont transformé les zones résidentielles en charniers à ciel ouvert. Malgré les résolutions successives à New York, l'aide humanitaire reste bloquée aux frontières, utilisée comme une arme de guerre pour affamer les populations civiles.
Un échec systémique de la communauté internationale
Pourquoi le monde regarde-t-il ailleurs ? Sur OMONDO.INFO, nous mettons en lumière la paralysie du Conseil de Sécurité. Les divisions entre les grandes puissances — chaque camp soutenant discrètement l'une des factions soudanaises pour des raisons d'accès aux ressources minières — empêchent toute intervention réelle. Le Soudan en 2026 est le miroir brisé d'un multilatéralisme en faillite, où les intérêts géopolitiques priment sur la vie de millions de déplacés.

L'urgence d'un corridor humanitaire sécurisé
Les ONG sur place, opérant avec des moyens dérisoires, appellent à la création immédiate d'un sanctuaire protégé par une force multinationale africaine. La famine menace désormais plus de 10 millions de personnes dans la région. Si El-Fasher tombe, c'est tout le Darfour qui basculera dans un chaos irréversible, provoquant une vague migratoire massive vers la Libye et l'Europe. En 2026, l'indifférence face au drame soudanais n'est plus seulement une faute morale, c'est une erreur stratégique majeure pour la stabilité du continent africain et de ses voisins.
