Sommet de la paix à Gaza : une aube historique pour la région selon Washington et Le Caire
Le sommet de la paix à Gaza tenu ce 15 octobre 2025 entre délégations américaines, égyptiennes, israéliennes et qataries a ouvert une séquence diplomatique inédite. Placé sous le patronage conjoint de Washington et du Caire, ce nouveau format de concertation régionale vise à consolider l’accord de cessez-le-feu signé en septembre et à tracer les contours d’une paix durable entre Israël et le Hamas.
Durant ce sommet, Donald Trump a insisté sur la nécessité d’un “nouvel ordre de confiance” et d’une réconciliation progressive pilotée par un comité mixte. Les discussions se sont articulées autour de trois axes : désarmement contrôlé, développement économique et mécanisme de sécurité régionale. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué une “aube historique pour la région”, soulignant le rôle de médiation joué par le Caire.

Les perspectives économiques définies à Gaza intègrent des programmes de modernisation en matière d’énergie, de transport et d’éducation, sous supervision conjointe de l’ONU et de la Banque mondiale. Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar et les Émirats arabes unis, ont promis jusqu’à 20 milliards de dollars d’investissements dans le corridor économique “Peace Ring”, destiné à relier la Méditerranée au Sinaï.
Washington y voit un modèle de coopération sécurisée susceptible d’ouvrir une ère post-conflit fondée sur la croissance inclusive. En coulisse, les diplomates évoquent aussi la transformation stratégique du Hamas, encouragé à évoluer vers un parti politique civil sous tutelle régionale.
Au-delà du symbole, ce sommet signe le retour d’une diplomatie de terrain, pragmatique et soutenue par une réelle volonté politique. Les observateurs notent que cette dynamique s’inscrit dans un contexte de recomposition globale : affaiblissement du multilatéralisme classique, montée des puissances régionales et réaffirmation du leadership américain.
