Soft Power : Le boom de l'Afrobeats et de la K-Pop redéfinit l'économie mondiale du streaming en 2025
La fin de l'hégémonie anglo-saxonne
En 2025, les classements mondiaux de Spotify et Apple Music racontent une nouvelle histoire. Pour la première fois, plus de 50% du Top 100 mondial n'est pas chanté en anglais. L'Afrobeats (porté par le Nigeria) et la K-Pop (Corée du Sud) ne sont plus des genres de niche : ils sont les locomotives d'une industrie du streaming qui génère désormais plus de 30 milliards de dollars par an.
Un levier diplomatique et touristique
Le succès de stars comme Burna Boy ou BTS dépasse la musique. Pour Lagos et Séoul, c'est une arme de diplomatie culturelle. Le Nigeria a vu son tourisme international progresser de 15% grâce à l'aura de ses festivals musicaux. En Corée, le gouvernement estime que pour chaque dollar investi dans la culture, ce sont 5 dollars qui reviennent via l'exportation de cosmétiques et de mode.
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La guerre des algorithmes et la découvrabilité
L'enjeu pour 2026 réside dans la propriété des plateformes. Si le contenu vient du Sud, les outils de distribution restent majoritairement au Nord. Le défi pour les artistes africains sera de créer leurs propres écosystèmes pour capter une plus grande part de la valeur faciale du streaming, tout en utilisant l'IA pour personnaliser l'offre auprès des diasporas mondiales.
