OMONDO DOSSIER 1 : L’Ukraine sous le joug de l’hiver 2026 : Froid, faim et l'indomptable esprit de résistance
Le siège invisible : Quand le climat devient une arme
En ce 24 janvier 2026, l'Ukraine ne combat pas seulement sur un front de 1000 kilomètres contre l'armée russe ; elle livre une bataille existentielle contre un ennemi invisible et implacable : l'hiver polaire. Avec des températures chutant jusqu'à -20°C à Kiev et Kharkiv, la stratégie de Moscou s'est muée en une tentative de "génocide énergétique". Les frappes massives de missiles et de drones, incluant l'usage récent de missiles balistiques de nouvelle génération comme l'Orechnik, visent quasi exclusivement les transformateurs électriques, les centrales thermiques et les réseaux de pompage d'eau.
Le résultat est une "vie dans le noir" pour des millions de civils. Dans les immeubles de l'époque soviétique, le chauffage central est un lointain souvenir. Les ascenseurs sont des pièges, les cuisines des glacières. Pourtant, là où l'agresseur espérait un effondrement moral, il ne rencontre qu'une résilience qui force l'admiration du monde.
L'anatomie de la résistance : "Points d'invincibilité" et solidarité de quartier
Face à la faillite des infrastructures centrales, une organisation décentralisée a pris le relais. Les "Points d'invincibilité", ces tentes chauffées et équipées de Starlink lancées dès 2022, sont devenus le cœur battant des quartiers. On y vient charger son téléphone, boire un thé chaud, mais surtout chercher la chaleur humaine.

La résistance s'exprime par des gestes du quotidien : danser par -15°C sur les places publiques pour conjurer le sort, partager son groupe électrogène avec le voisin du dessus, ou transformer des parkings souterrains en écoles de fortune. L'esprit de Kiev en 2026 n'est plus à la peur, mais à une détermination froide. "S'ils pensent nous geler, ils oublient que notre colère est un brasier", confie une habitante de la capitale.
L'urgence humanitaire : Un cri vers l'Occident
L'ONU et l'UNICEF tirent la sonnette d'alarme : le pays a besoin de 2,3 milliards de dollars d'aide immédiate pour éviter une catastrophe sanitaire. La malnutrition guette les zones reculées où la logistique est coupée par la neige et les combats. Sans électricité, les hôpitaux opèrent sous générateurs, mais le manque de carburant et de pièces de rechange menace la continuité des soins. L'Occident doit choisir : intensifier la livraison de systèmes de défense antiaérienne et de transformateurs haute tension, ou assister à une migration climatique massive vers l'Europe.
