Moyen-Orient : Réouverture partielle du poste de Rafah, une lueur d'espoir pour Gaza
Une brèche dans le siège
Après des mois de blocage quasi total, le poste-frontière de Rafah, point de passage névralgique entre la bande de Gaza et l'Égypte, a partiellement rouvert ses portes ce matin. Cette décision, fruit de négociations marathon sous l'égide du Qatar et des États-Unis, permet enfin l'entrée d'un convoi massif de camions transportant des médicaments, du carburant pour les hôpitaux et des denrées alimentaires de base. Pour la population gazaouie, épuisée par des années de privations, cette ouverture est une respiration vitale.
La logistique de l'urgence
Le protocole de réouverture est extrêmement strict. Chaque cargaison est inspectée par des observateurs internationaux pour garantir qu'aucun matériel à double usage (militaire) ne pénètre dans l'enclave. L'Égypte, de son côté, a renforcé ses capacités d'accueil médical à la frontière pour traiter les blessés les plus graves ne pouvant être soignés à Gaza. "Ce n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de besoins, mais c'est un premier pas vers une désescalade que nous appelons de nos vœux", a déclaré un porte-parole de l'ONU sur place.

L'impasse politique demeure
Si le volet humanitaire progresse, le volet politique reste dans l'impasse. La réouverture de Rafah ne signifie pas une fin des hostilités. Les diplomates s'accordent à dire que sans un accord de cessez-le-feu permanent et une vision claire pour l'après-guerre, ces corridors humanitaires resteront des solutions précaires. OMONDO.INFO souligne ici la fragilité d'un équilibre où chaque convoi dépend du bon vouloir des belligérants et de la pression de l'opinion mondiale.
