Moyen-Orient : L'offensive saoudienne au Yémen et le spectre d'une guerre régionale
Ryad brise le statu quo
Alors que l'attention mondiale est monopolisée par Caracas, l'Arabie Saoudite a lancé ce 5 janvier une offensive terrestre et aérienne massive dans le nord du Yémen. Cette rupture de la trêve vise à neutraliser définitivement les capacités de lancement de drones et de missiles des rebelles Houthis, qui menacent le trafic pétrolier dans le détroit de Bab el-Mandeb. Pour le prince héritier Mohammed ben Salmane, l'objectif est de sécuriser le projet "Vision 2030" dont la stabilité est mise à mal par l'insécurité maritime.
La mer Rouge, artère vitale sous haute tension
Le blocage partiel du canal de Suez par des menaces de sabotage a déjà fait bondir le prix du baril de pétrole de 5 % ce matin. L'industrie logistique mondiale est en état d'alerte. Les navires de guerre de la coalition menée par Ryad multiplient les patrouilles, mais les Houthis, soutenus technologiquement par l'Iran, utilisent des mines sous-marines et des essaims de drones de plus en plus difficiles à intercepter. Le Yémen redeviendra-t-il le tombeau des ambitions saoudiennes ou une démonstration de force nécessaire ?

L'échec de la diplomatie internationale
Cette escalade souligne l'impuissance de l'ONU à transformer les trêves temporaires en paix durable. La rivalité Iran-Arabie Saoudite continue de se jouer sur le sol yéménite, avec des populations civiles prises en étau. En 2026, le conflit du Yémen n'est plus une "guerre oubliée", mais le point de bascule de la sécurité énergétique mondiale.
