Macron et la reconnaissance officielle de l'État de Palestine : un tournant diplomatique majeur à l'ONU
Le 25 septembre 2025, lors d'un sommet international organisé à New York sous co-présidence française et saoudienne, la France a franchi un pas diplomatique historique en reconnaissant obligatoirement l'État de Palestine. Ce geste, salué par une majorité d'États mais vivement accueilli par Israël et certains alliés, marque une évolution majeure dans la politique étrangère française et ravive l'espoir d'une solution pacifique au conflit israélo-palestinien.
Sous la présidence d'Emmanuel Macron, cette décision s'inscrit dans une tradition diplomatique visant à soutenir le droit à l'autodétermination des Palestiniens sans nier l'existence d'Israël. Le sommet, qui a réuni plus de 150 États, cherche à sortir de l'impasse diplomatique et à relancer le processus de paix. Cette reconnaissance est perçue comme un appui symbolique mais aussi un levier politique pour pousser Israël à mettre fin aux politiques de colonisation en Cisjordanie.
Israël a réagi par une condamnation ferme, dénonçant cette reconnaissance comme une ingérence unilatérale qui menace la sécurité régionale. Washington, sous l'administration Trump, a manifesté son désaccord, refusant toute modification de sa position traditionnelle sur la question palestinienne.

Pour la Ligue arabe et de nombreux États musulmans, la reconnaissance française est un signal fort soutenant la consolidation de la Palestine en tant qu'État souverain. Par ailleurs, cette décision ouvre la voie à une demande officielle d'adhésion pleine à l'ONU, un processus en cours d'examen.
Macron a annoncé des mesures d'accompagnement, notamment un renforcement de l'aide humanitaire et du soutien politique à la région, ainsi que des initiatives pour encourager un dialogue interne palestinien apaisé et une reprise des négociations israélo-palestiniennes.
Sur le plan international, cette démarche redessine la carte diplomatique autour du conflit, avec une France qui joue désormais un rôle moteur, face à une communauté internationale fragmentée. Elle relance aussi le débat interne en France, entre partisans d'une approche pragmatique et réaliste et défenseurs d'une posture plus affirmée en faveur des droits humains.
