Libye en deuil : Saif al-Islam Kadhafi assassiné à Zintan, un séisme politique majeur
La fin brutale d'un héritier contesté
La nouvelle est tombée comme un couperet sur la scène internationale : Saif al-Islam Kadhafi, le fils de l'ancien guide libyen, a été assassiné lors d'une embuscade à Zintan. Alors qu'il revenait sur le devant de la scène politique avec l'ambition de réunifier un pays morcelé depuis 2011, sa disparition crée un vide immense et dangereux. Cet assassinat, dont les auteurs n'ont pas encore été formellement identifiés, met fin aux espoirs de certains clans qui voyaient en lui une figure de stabilité capable de transcender les divisions tribales et régionales.
Un pays au bord de l'implosion totale
La Libye de 2026 est une mosaïque de milices et de gouvernements rivaux. Le meurtre de Kadhafi risque de déclencher une nouvelle vague de violences de Tripoli à Benghazi. Les partisans de l'ancien régime, restés influents dans certaines régions, ont déjà appelé à la "vengeance nationale". Cette instabilité immédiate menace directement la production pétrolière du pays, cruciale pour l'Europe qui cherche des alternatives aux hydrocarbures russes. L'ONU a convoqué une réunion d'urgence pour tenter de maintenir le fragile processus électoral qui était prévu pour la fin de l'année.

Les répercussions régionales et internationales
Le chaos libyen n'est jamais confiné à ses frontières. L'Égypte, la Turquie et les Émirats arabes unis, qui soutiennent des factions opposées, surveillent la situation avec une extrême nervosité. L'Union Africaine a fermement condamné cet acte, y voyant un recul démocratique majeur pour le continent. Pour les analystes de Newsweek et du Figaro, cet événement pourrait sonner le glas de toute tentative de réconciliation pacifique en Libye pour la décennie à venir. La question demeure : qui profite de ce crime ? Entre puissances étrangères et seigneurs de guerre locaux, la liste des suspects est longue.
