Le gardien d'Hormuz : L'armée américaine annonce contrôler définitivement le transit pétrolier mondial
Par le biais d'un communiqué officiel du Pentagone, les États-Unis ont franchi une étape historique dans leur doctrine de projection de puissance globale. Washington a annoncé son intention d'assurer le contrôle permanent et exclusif de la sécurité dans le détroit d'Hormuz, s'autoproclamant « unique gardien » de cette artère vitale par laquelle transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide. Cette décision unilatérale vise à sécuriser les routes maritimes face aux menaces répétées de sabotage, de minage et de piraterie imputées aux forces maritimes iraniennes.
Pour justifier cette mainmise sur les eaux territoriales d'Oman et de l'Iran, l'administration américaine invoque la préservation de la liberté de navigation et la stabilité des marchés financiers mondiaux. Dans une déclaration surprenante, le président américain a suggéré de facturer une « taxe de sécurité » équivalente à 20 % de la valeur du fret à tous les navires commerciaux empruntant le détroit, afin de rembourser les coûts faramineux supportés par l'US Navy pour patrouiller dans la région. Cette proposition de péage militaire a suscité l'incompréhension et l'indignation de nombreux alliés traditionnels des États-Unis, notamment en Europe et en Asie.
Le déploiement militaire américain dans la zone comprend des porte-avions de classe Ford, des sous-marins nucléaires d'attaque et des systèmes de surveillance par drones de haute altitude. L'objectif est de saturer l'espace aérien et maritime du Golfe pour dissuader toute action offensive de la part de Téhéran. Le CENTCOM affirme avoir mis en place un corridor sécurisé permettant le passage ininterrompu des superpétroliers à destination de l'Europe, du Japon et de l'Inde, tout en maintenant un embargo strict sur la flotte commerciale iranienne.

Cette stratégie de militarisation outrancière d'une voie navigable internationale viole, selon les juristes internationaux, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (SADUM). Elle crée un précédent dangereux où une superpuissance militaire s'octroie le droit de réglementer et de taxer le commerce maritime mondial selon ses propres intérêts géopolitiques. Des nations comme l'Inde et la Corée du Sud, extrêmement dépendantes des importations d'hydrocarbures en provenance du Golfe, craignent que cette gestion discrétionnaire américaine n'entraîne des pénuries énergétiques majeures si les tensions devaient s'aggraver.
Le détroit d'Hormuz, large de seulement 33 kilomètres à son point le plus étroit, se transforme ainsi en une forteresse sous haute tension. L'affirmation par les États-Unis de leur rôle de gardien permanent de cette zone clé redéfinit les rapports de force géopolitiques mondiaux. Elle contraint les autres puissances navales, notamment la Chine et la Russie, à envisager des escortes militaires pour leurs propres navires marchands, ouvrant la voie à une militarisation multipolaire des océans de la planète.
