La crise humanitaire en Syrie aggravée par la pénurie alimentaire et le manque de soins
Depuis la fin de la guerre civile en décembre 2024, la Syrie doit faire face à une crise humanitaire sans précédent. La détérioration de la situation est devenue mondiale alors que la population syrienne continue de souffrir d’un manque chronique de nourriture, de soins médicaux et d’eau potable. Selon un récent rapport d’Amnesty International publié le 14 octobre 2025, plus de 4 millions de Syriens, principalement dans les zones rurales et dévastées par la guerre, sont en situation de famine et de sous-nutrition avancée.
Les infrastructures médicales, fortement touchées par les bombardements et la pénurie de médicaments, sont dans un état alarmant. Dans plusieurs zones de Damas, Homs et Alep, les hôpitaux sont saturés, avec de nombreux malades et blessés n’ayant pas accès à des soins adaptés. En outre, l’épidémie de choléra déclarée en septembre 2025 n’a cessé de se propager, accentuée par la contamination de l’eau et la faiblesse des campagnes de vaccination.

Les réfugiés syriens vivant dans des camps de fortune, en Turquie, Jordanie et Liban, subissent également des conditions de vie dégradantes. Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur près de 1,2 million de Syriens en situation de malnutrition sévère. La priorité absolue est désormais à l’aide d’urgence, avec la livraison de nourriture, de matériel médical et d’eau potable.
Le gouvernement intérimaire, dirigé par Ahmed al-Charaa, fait face à une impasse dans la reconstruction. La corruption, les sanctions internationales et le manque d’investissements étrangers empêchent la relance économique et la communication de cette crise à l’échelle mondiale, malgré des appels incessants des ONG et de la communauté internationale pour un soutien accru.
