Israël frappe le Qatar après une attaque meurtrière du Hamas en Israël : première frappe israélienne à Doha
Israël a mené une frappe aérienne sans précédent sur Doha, la capitale du Qatar, ciblant un bâtiment abritant des hauts responsables du Hamas, en représailles à une attaque terroriste par le Hamas à Jérusalem qui a fait six morts. Cette opération inattendue marque une escalade majeure, brouillant les lignes dans un contexte diplomatique déjà tendu à la veille des négociations internationales sur Gaza.
Introduction – Une réponse israélienne spectaculaire et controversée
Le 9 septembre 2025, l’armée israélienne a bombardé un immeuble à Doha où se tenaient des négociateurs du Hamas impliqués dans des discussions pour un cessez-le-feu à Gaza. Ce geste fait suite à un attentat meurtrier sur un bus à Jérusalem la veille, revendiqué par le Hamas, qui avait causé six morts parmi les civils israéliens. L’opération, baptisée « Atzeret HaDin » (Jour du Jugement), constitue la première frappe israélienne sur le sol qatari.
Détails de la frappe et bilan humain
Selon les rapports du Hamas, six personnes proches des cadres ont trouvé la mort, mais les principaux dirigeants, dont Khalil al-Hayya, le négociateur en chef, ont survécu. L’objectif d’Israël était d’éliminer la direction du Hamas réunie à Doha. La frappe a fait l’objet d’une large condamnation internationale, notamment du Qatar, qui l’a qualifiée de violation flagrante de sa souveraineté, et de l’ONU qui a demandé un cessez-le-feu immédiat.

Réactions politiques et diplomatiques
Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, a justifié cette opération comme une nécessité sécuritaire, menaçant même d’atteindre les ennemis israéliens « où qu’ils soient ». Le président américain Donald Trump a exprimé son mécontentement face à cette escalade, alors même que les États-Unis tentaient de négocier une sortie de crise avec le Hamas et d’autres acteurs régionaux.
Le Qatar, principal médiateur dans le conflit à Gaza, s’est retiré temporairement de son rôle de facilitateur en signe de protestation. Plusieurs pays du Golfe, ainsi que la Turquie et le Maroc, ont condamné avec vigueur cette attaque sur leur territoire.
Contexte et enjeux géopolitiques
Cette frappe israélienne bouleverse de manière significative les efforts de paix en cours. Elle accentue les tensions dans une région déjà minée par une guerre prolongée entre Israël et le Hamas, en même temps qu’elle inscrit la capitale qatarie dans le conflit, jusqu’ici distante des affrontements directs. Elle souligne aussi le bras de fer entre Israël et les acteurs régionaux qui soutiennent le Hamas.
Conclusion – Une escalade lourde de conséquences
L’opération israélienne à Doha marque une nouvelle étape dans le conflit israélo-palestinien, amplifiant les risques d’une escalade régionale. La survie des principaux négociateurs du Hamas n’apaise pas les tensions, et le retour à la table des négociations paraît compromis. La communauté internationale appelle à la retenue afin d’éviter une spirale incontrôlable de violences.
