Ingrid Betancourt dénonce l’arrêt sur les ex-Farc
L’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a exprimé sa vive indignation après la décision de la juridiction spéciale pour la paix (JEP) en Colombie d’épargner la prison aux anciens dirigeants des FARC, condamnés en première instance pour enlèvements massifs.
Indignation et mémoire collective
Revenue sur le devant de la scène politique, Ingrid Betancourt a jugé inacceptable que les responsables de son enlèvement – et de milliers d’autres – bénéficient d’une forme d’impunité, même s’ils sont officiellement reconnus coupables. La JEP, institution centrale du processus de paix initié en 2016 après un demi-siècle de conflit, a privilégié une sanction sans incarcération pour les anciens chefs insurgés, tout en retenant la gravité des actes commis.

Dans les médias, Betancourt a dénoncé une « insulte à la justice et aux victimes », relançant le débat sur l’équilibre entre réconciliation nationale et devoir de mémoire. Des associations de familles d’otages, mais aussi des acteurs internationaux, soutiennent sa démarche pour une justice plus équitable.
Pour la Colombie, la paix en question
Ce jugement marque un tournant dans la politique de réparation du pays. Alors que la violence liée aux dissidences FARC ne faiblit pas et que l’opinion se fracture, la décision du tribunal pose la question du prix à payer pour stabiliser la paix civile. Betancourt évoque la nécessité de « construire l’avenir sans effacer le passé », appelant le gouvernement à se montrer plus ferme contre l’oubli.
