Haïti – une ONG dénonce le massacre de 50 civils par les gangs armés
Haïti s'enfonce un peu plus dans la spirale de la violence. Une organisation non gouvernementale (ONG) a déclaré ce lundi le massacre d'au moins cinquante civils par des gangs lourdement armés dans la région de Port-au-Prince. Qualifiée d'une extrême cruauté, cette nouvelle tuerie s'ajoute à une longue liste de violences ayant déjà plongé le pays caribéen dans une crise institutionnelle et humanitaire sans précédent.
Une situation hors de contrôle
Depuis la démission forcée de l'ancien Premier ministre Ariel Henry en 2024, sous la pression des groupes criminels, Haïti vit dans un climat d'insécurité chronique. Les gangs contrôlent aujourd'hui plus de 80% de la capitale et imposent leur loi par la terreur. À chaque offensive, les habitants sont les premières victimes : meurtres, enlèvements, violations collectives et pillages sont devenus le quotidien de quartiers entiers.

Le rôle croissant des bandes armées
L'ONG rapporte que cette attaque aurait été motivée par des rivalités territoriales entre deux factions criminelles. Les femmes et les enfants figurent parmi les personnes exécutées, ce qui relance la question du caractère systématique de ces crimes et de leur qualification possible comme crimes contre l'humanité. Les experts de l'ONU considèrent désormais la violence des gangs haïtiens comme « une menace directe pour la stabilité régionale ».
La communauté internationale sous pression
Face à la gravité des faits, plusieurs voix s'élèvent pour réclamer une intervention internationale plus robuste. Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté une résolution autorisant le déploiement d'une force multinationale conduite par le Kenya. Mais cette mission peine à se déployer sur le terrain, faute de financements suffisants et de coordination politique.
Une tragédie durable pour la société haïtienne
L'impact humanitaire est colossal : près de 200.000 personnes ont été déplacées depuis le début de l'année. Les écoles ferment, les hôpitaux ne fonctionnent plus et l'accès à l'eau potable est menacé. Des ONG locales parlent d'une société en voie d'effondrement total si la question sécuritaire n'est pas réglée rapidement.
