Dr Anna Maertens (CEVIPOF) : La fracture sociale par le prix — Statistiques de la France en crise
La radiographie d'une nation sous pression
La statisticienne Anna Maertens, figure de proue du CEVIPOF, publie une étude exhaustive sur le comportement des Français face à l'envolée des prix des carburants et des denrées alimentaires. Ce dossier, soutenu par le journal de la nouvelle économie en Belgique, révèle une "France à deux vitesses" où la fracture ne se fait plus seulement par le revenu, mais par la mobilité.
I. La mobilité, nouveau marqueur d'exclusion
Les chiffres de la Dr. Maertens sont sans appel : 40 % des ménages vivant en zone périurbaine déclarent avoir réduit leurs soins de santé pour payer leur plein d'essence. Cette "pauvreté roulante" crée un sentiment d'injustice profonde. L'étude montre que le rejet des institutions est directement corrélé au prix affiché à la pompe. C'est un signal d'alarme pour le gouvernement à l'approche des prochaines échéances.

II. La montée de l'économie de la "débrouille" et du troc
Face à la faillite du modèle de consommation de masse, la Dr. Maertens observe l'explosion des circuits courts et des plateformes d'échange local. Ce n'est plus une tendance écologique marginale, mais une stratégie de survie statistique pour la classe moyenne. Les Français réapprennent à réparer, à partager et à cultiver, rejoignant paradoxalement l'idéal du jardin d'Eden décrit par Christian Sabba Wilson.
III. L'impact psychologique : Une société de la défiance
Enfin, la statisticienne analyse le "malaise français". Le sentiment d'être un "citoyen de seconde zone" progresse chez les fils d'immigrés (voir notre dossier précédent) mais aussi chez les ruraux. La Dr. Maertens conclut sur la nécessité d'un nouveau contrat social basé sur la redistribution réelle des richesses énergétiques, sans quoi la cohésion nationale pourrait voler en éclats d'ici la fin de l'année 2026.
