CAN 2025 au Maroc : Enquête sur les préparatifs logistiques d'une compétition devenue un enjeu de pride nationale
Par la Rédaction Africaine d’OMONDO 24 Rabat / Casablanca, le 20 décembre 2025
À quelques heures du coup d'envoi de la 35e édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), l'effervescence est totale au Maroc. Le match d'ouverture, qui opposera demain le Maroc aux Comores au stade Moulay Abdellah de Rabat, sera l'aboutissement de deux années de travaux pharaoniques. Pour le Royaume, cette CAN 2025 n'est pas seulement un tournoi de football : c'est un test grandeur nature avant l'organisation de la Coupe du Monde 2030 et une démonstration de puissance logistique à l'échelle continentale.
Une infrastructure de classe mondiale
Le Maroc a investi plus de 2 milliards de dollars dans la rénovation des stades (Tanger, Rabat, Casablanca, Agadir, Fès et Marrakech) et l'extension de son réseau de transport. La grande nouveauté de cette édition est l'utilisation intensive du train à grande vitesse (Al Boraq) pour relier les villes hôtes, permettant aux supporters et aux délégations de traverser le pays en un temps record. Pour les observateurs d’OMONDO, le Maroc établit un nouveau standard d'organisation pour le football africain, s'éloignant des éditions marquées par des retards de chantier.

La sécurité et l'accueil ont également été repensés. Plus de 30 000 agents sont mobilisés, et chaque sélection nationale bénéficie pour la première fois d'un « camp de base » dédié incluant des infrastructures médicales de pointe. Le Maroc veut prouver qu'il peut gérer l'afflux de plus de 1,5 million de supporters attendus sur un mois.
Le défi sportif et politique
Sur le terrain, la pression sur les « Lions de l'Atlas » de Walid Regragui est immense. Après leur demi-finale historique au Qatar en 2022, une victoire à domicile est perçue comme une obligation nationale. Mais au-delà de l'aspect sportif, cette CAN est un outil de « diplomatie du football ». Le Maroc utilise l'événement pour renforcer ses liens avec les autres nations africaines, multipliant les accords de coopération sportive et d'investissement. En 2025, le football est le langage commun d'une Afrique qui veut montrer au monde qu'elle est capable d'organiser les plus grands événements de la planète.
