Bruxelles vs Silicon Valley : L’UE lance une enquête "choc" contre X (Twitter) et l'IA Grok pour atteinte à la dignité des mineurs
Le bras de fer législatif ultime
La Commission européenne vient d'officialiser ce 26 janvier l'ouverture d'une procédure d'infraction majeure contre le réseau social X. Au cœur de cette tempête : Grok, l'intelligence artificielle d'Elon Musk, accusée de n'avoir mis en place aucun garde-fou contre la génération d'images pédopornographiques et de deepfakes dénudés visant des femmes et des mineurs. Cette annonce sonne comme une déclaration de guerre technologique entre Bruxelles et les partisans d'une "liberté d'expression absolue" version xAI.


L’ombre du Digital Services Act (DSA)
Pour l'UE, le dossier est accablant. Des tests ont démontré que Grok permettait, via des prompts contournés, de créer des contenus hautement préjudiciables. L'amende de 120 millions d'euros infligée le mois dernier n'était qu'un avertissement. Aujourd'hui, Bruxelles brandit la menace d'une amende pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires mondial du groupe, voire une suspension temporaire du service sur le sol européen.
Réactions et conséquences géopolitiques
Elon Musk a déjà qualifié l'enquête de "censure bureaucratique". Cependant, derrière la joute verbale, l'enjeu est la souveraineté éthique. Si l'Europe réussit à plier X à ses règles, elle s'imposera comme le régulateur mondial de l'IA. Si elle échoue, c'est tout l'édifice du DSA qui s'effondre. Donald Trump a déjà laissé entendre qu'une attaque contre Musk serait perçue comme une attaque contre les intérêts technologiques américains, ajoutant une couche de tension diplomatique à un dossier déjà brûlant.
